Accueil L'actualité Science Des plantes “physionomistes” |
|
|
Des plantes “physionomistes” |
|
|
|
|
02-07-2007 |
|
Selon de nouvelles études de chercheurs canadiens, les plantes entretiennent des rapports sociaux complexes et sont capables de reconnaitre leur parenté.
Lorsqu’elles sont dans le même pot de fleurs, les plantes de la même «mère» se reconnaissent entres elles, et limitent leur compétition pour l’eau et les minéraux en réduisant la croissance de leurs racines.
|
Fushias (La Grande Époque) | |
En revanche, les chercheurs ont trouvé que lorsqu’on partage le pot de fleurs entre plantes non apparentées de la même espèce, elles entrent en compétition et activent la pousse des racines afin d’absorber plus rapidement les éléments nutritifs.
Même s’ils n’ont pas encore bien compris comment les plantes réussissent à se reconnaître entres elles, les scientifiques ont la preuve que les plantes sont capables de différencier leurs proches et de montrer leur préférence à leur égard.
“La capacité de reconnaître et de favoriser les siens est très fréquente dans le règne animal, mais c’est la première fois qu’elle est mise en lumière dans le monde végétal”, dit la professeur Susan Dudley, Professeur associée de Biologie à l’Université McMaster au Canada.
L’expérience portait sur la «roquette de mer», une plante de la famille de la moutarde, qu’on trouve sur les plages et les dunes de sable d’Amérique du Nord.
Plusieurs études complémentaires sont en cours et les premiers résultats confirment qu’au moins deux autres espèces de plantes font preuve de la même capacité de reconnaissance des leurs.
Les chercheurs savaient que les plantes pouvaient percevoir leurs voisines grâce aux changements de longueur des ondes lumineuses dûs au pigment vert chlorophyllien émis par les feuilles de plantes à proximité.
D’autres recherches avaient montré que les plantes se répondaient et se reconnaissaient les unes les autres grâce au réseau souterrain des racines.
C’est cela , dit la Professeur Dudley ,qui l’a poussée à étudier l’impact de la parenté en rapport avec la compétition entre les plantes.
Les jardiniers vont être intéressés par les conclusions, qui suggèrent que les plantes apparentées progressent mieux ensemble.
Mais conclut la Professeur Dudley, «Plus nous en apprenons sur les plantes, plus leurs interactions nous semblent complexes, à tel point que faire des prévisions sur les résultats serait aussi difficile que d'en faire quand on mélange des personnes différentes dans une soirée en discothèque» .
Cette recherche est publiée dans l’édition de juin du journal Biology Letters
|
|
|
|
|
|
|