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Écrit par Daniel Kazan, La Grande Époque
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05-07-2007 |
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Au niveau institutionnel, les gouvernements semblent se préoccuper de développement durable, de préservation et d’équilibre, alors que chaque jour, hors les réseaux officiels, nous recevons des informations contraires.
Preuve en est ce court document circulant sur Internet montrant le traitement que les pêcheurs et le marché japonais réservent aux dauphins. Il en ressort une violence extrême.
Au Japon qui n’est pourtant pas un pays émergeant, membre du G8 et dont les pêcheurs s’adonnent à des pratiques d’un autre âge.
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Un dauphin sautant en mer au large des côtes du Cotentin (AFP) | |
A l’heure où les commissions internationales peinent à protéger les populations baleinières, où des fronts pour la préservation de la faune et de la flore sont ouverts régulièrement, les instances officielles ne suffisent plus. C’est là que l’opinion publique en général et la diffusion via Internet en particulier doivent prendre le relais. Comme le cosmos sorti du chaos, Internet est parcouru d’un ensemble de courants. Régulièrement des «blockbusters» apparaissent sur la toile et semblent la structurer.
Il est envisageable, après les entreprises commerciales du web, que les mouvements d’opinion se coordonnent pour établir un véritable contre poids et un moyen de pression face aux États et aux entreprises multinationales. L’organisation des consommateurs contre les abus des sociétés a déjà connu quelques prémices lorsque le web en était à ses balbutiements. La jeunesse américaine avait décidé de boycotter le thon en boîte à la suite d’un reportage sur les filets dérivants, gros fossoyeur de cétacés. Pour la première fois dans l’histoire peut-être, le marché avait répondu à des motivations altruistes. Le mouvement fut unanime et d’une telle ampleur que l’industrie thonière américaine a dû réagir. Une marque sortie d’affaire en renonçant à ses techniques de pêche dévastatrices. Elle peut néanmoins afficher l’information sur ses produits et se réconcilier avec son public. Le marketing se doit de répondre aux préoccupations du marché quelles qu’elles soient.
Aujourd’hui, bien que l’information et l’image circulent plus librement en dehors de toute ligne éditoriale, les promesses démocratiques du web n’en sont qu’à leurs débuts. Les mouvements d’opinions et les mouvements groupés sont encore erratiques.
Il est envisageable que dans les années à venir, des succès web se construisent sur des actions groupées que semblent refuser les voies légales de nombreux pays. Prendre en otage l’image et le marché d’une multinationale, la réputation d’un pays pour l’obliger à agir en conformité avec l’éthique et le développement durable… Le web aura alors pris sa véritable vocation.
Le document est disponible sur : http://www.glumbert.com/media/dolphin
Pour signer la pétition : http://www.petitiononline.com/golfinho/
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