|
Une nouvelle technique pour détecter les exoplanètes |
|
|
|
|
Écrit par Cordis Nouvelles
|
|
10-07-2007 |
|
Des astronomes du Royaume-Uni, d'Allemagne et des États-Unis ont été
les premiers à utiliser la nouvelle technique d'analyse de données qui
leur permettrait de localiser des exoplanètes (planètes situées en
dehors de notre système solaire) dans le futur.
La recherche d'exoplanètes n'est pas des plus faciles. En effet, la
lumière qu'elles émettent est masquée par l'éclat de leur étoile
parente. Mais les astronomes ont réalisé qu'ils pouvaient observer les
exoplanètes dans des circonstances particulières. Par exemple, au
moment où, dans l'orbite de l'exoplanète, cette dernière se trouve
derrière son étoile parente.
|
Image diffusée par l'Agence spatiale européenne le 4 octobre 2006 montrant la perception qu’un artiste a d’un type unique d’exoplanète découvert par le télescope spatial Hubble. Cette image montre une perception spéculative d’une exoplanète dont l’orbite est trop près de son étoile. (AFP/Getty Images) | | |
Les planètes à proximité d'une étoile sont également difficiles à observer en raison d'une «limite de diffraction» (limite de résolution spatiale d'un télescope optique). Même le télescope le plus performant peine à les montrer: la lumière, lorsqu'elle traverse l'ouverture, se diffracte. Cela mène à la présence de lumière et d'anneaux concentriques sombres autour des images haute résolution des étoiles et autres objets. Ces anneaux concentriques sont appelés «anneaux clairs».
Ce groupe international d'astronomes a utilisé les anneaux clairs pour distinguer le spectre des objets «compagnons», tels que les exoplanètes, dans l'éclat de leur étoile parente. Cette technique permet une résolution spatiale 100 fois plus grande que ce que permettent les techniques traditionnelles.
Les images étant photographiées à des longueurs d'onde plus importantes, les chercheurs espèrent, grâce à cette méthode, déterminer le grossissement des anneaux clairs. Les objets compagnons peuvent être décelés lorsqu'une zone éclairée reste à la même place, alors que la longueur d'onde change. En éliminant la partie de l'image qui contient les anneaux en expansion, il nous reste l'image de l'objet compagnon.
La méthode a déjà été utilisée conjointement avec le très grand télescope de l'Observatoire européen austral. L'équipe a ainsi pu faire la distinction entre des étoiles se trouvant à 48 années-lumière. Cet exercice a permis de découvrir que l'étoile AB Doradus C, que l'on croyait être une naine brune, est en fait une naine rouge.
La prochaine étape sera la chasse aux exoplanètes. Mais le développement d'instruments à optique adaptative extrême doit être remis au niveau des nouvelles techniques de l'équipe. Une fois cette nouvelle génération d'instruments prête, ils seront utilisés avec des télescopes terrestres existants afin d'améliorer le contraste de l'image et de permettre aux astronomes de discerner les objets lointains.
|
|