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Une voiture branchée sur le réseau électrique au Canada |
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Écrit par Said Karfa, Consulat de France à Toronto
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12-07-2007 |
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Les Torontois verront bientôt sur leurs routes une dizaine de voitures
hybrides branchées, c’est-à-dire des hybrides que l’on peut brancher
dans une fiche électrique de maison (110 volts) afin de rouler en mode
électrique plus longtemps.
Cette technologie permettrait de diviser par deux la consommation d’essence des voitures hybrides classiques, qui sont déjà les plus économes sur le marché.
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Un taxi équipé d’un véhicule électrique, recharge ses batteries sur une borne EDF, durant l’opération « ville sans voitures », à La Rochelle où seuls pouvaient circuler les bus, les voitures électriques et les services de secours d’urgence. (Patrick Bernard/AFP) | |
Diminuer la pollution atmosphérique
Huit Toyota Prius, une Civic hybride et une Ford Escape hybride seront modifiées afin de vérifier leur fonctionnement quotidien dans un environnement urbain. L’objectif est d’avoir 200 voitures hybrides branchées sur la route dès 2008. Cette technologie permet de réduire la consommation d’essence de manière importante tout en diminuant la pollution atmosphérique et les émissions de gaz à effet de serre (GES), surtout si l’électricité est hydroélectrique ou nucléaire. Des batteries supplémentaires seront ajoutées à dix hybrides, ce qui leur permettra d’emmagasiner plus d’énergie électrique, et donc de rouler en mode presque complètement électrique durant une portion des déplacements, qui équivaudrait aux premiers 50 km d’un voyage. Puisque les déplacements quotidiens sont souvent plus courts, les gains potentiels sont alléchants.
Réduction de la consommation d'essence
Un avantage important du «modèle branché» est que son autonomie de déplacement n’est pas contrainte par le mode électrique. Alors qu’un aller-retour Québec-Montréal est difficilement envisageable avec une voiture seulement électrique sans une recharge, l’hybride branché pourrait faire une partie du voyage en mode hybride avant de passer à l’essence pour le reste du périple, et faire le plein d’essence lorsque nécessaire. Il faudrait toutefois atteindre une masse critique de voitures hybrides branchées, et développer une technologie permettant aux hybrides de «redonner» l’électricité au réseau. Les propriétaires pourraient ainsi rentabiliser encore davantage leur achat.
Il est enfin intéressant de noter qu’aucune initiative similaire n’existe actuellement au Québec, qui tire environ 94 % de son électricité de sources hydrauliques, ce qui permettrait de maximiser les gains potentiels d’une technologie dont l’utilité dépend directement de la source d’électricité alimentant le réseau auquel il est rattaché.
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