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LONDRES – Habillé de son maillot de champion du monde du
contre-la-montre, le Suisse Fabian Cancellara a survolé le prologue du
Tour de France, le 7 juillet dernier, devant une foule record
rassemblée pour une grande fête d'été dans les avenues du centre de
Londres.
Cancellara, 26 ans, a repoussé à 13 secondes l'Allemand Andreas Klöden
qui a réalisé la meilleure opération des candidats au podium lors de
cette journée ensoleillée.
Déjà vainqueur du prologue du Tour en 2004 à Liège (Belgique), le
Bernois a endossé cette fois le maillot jaune sur The Mall, l'une des
artères de prestige de la capitale britannique, au bout d'un parcours
de 7900 mètres bouclé à près de 54 km/h de moyenne.
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LONDRES – Habillé de son maillot de champion du monde du contre-la-montre, le Suisse Fabian Cancellara a survolé le prologue du Tour de France, le 7 juillet dernier, devant une foule record rassemblée pour une grande fête d'été dans les avenues du centre de Londres. | |
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Déchaîné dans un exercice qui demandait maîtrise, technique et puissance, le coureur de l'équipe CSC a creusé des écarts importants. Derrière Klöden, l'Américain George Hincapie (2e l'an passé) et le Britannique Bradley Wiggins ont lâché 23 secondes et deux autres spécialistes, l'Américain David Zabriskie et le Britannique David Millar, une dizaine de secondes supplémentaires.
Hommage à Riis
«Je suis à cent pour cent», s'est félicité Cancellara, déjà en forme étincelante dans le récent Tour de Suisse dont il a enlevé le prologue et le contre-la-montre du dernier jour.
Le tenant du titre mondial du contre-la-montre a profité de l'occasion pour évoquer son équipe, «la meilleure du monde». Il a rendu hommage à son patron, le Danois Bjarne Riis, qui a récemment avoué des faits de dopage remontant à son activité de coureur (vainqueur du Tour de France 1996). Riis, présent la veille dans les tribunes pour la présentation des coureurs, a renoncé à accompagner son groupe dans ce Tour.
«Avant, je travaillais avec le Dr Cecchini», a déclaré également Cancellara à propos de ce médecin-entraîneur très controversé, avant de souligner qu'il voulait se tourner résolument vers l'avenir: «C'est important que la jeunesse ait un message pour le futur.»
Absent du peloton du Tour l'année passée – par choix de son équipe – celui qui a hérité à une époque du surnom de Spartacus, à cause de son physique de (souriant) gladiateur, a annoncé qu'il entendait garder son maillot le plus longtemps possible. Au moins, jusqu'à son retour en France en début de semaine.
Les sprinteurs en retard
Il est vrai que le retard des sprinteurs, susceptibles de grignoter son avantage par le jeu des bonifications dès la première étape (Londres - Canterbury, 203 km), peut l'inciter à l'optimisme. Le premier d'entre eux, le Norvégien Thor Hushovd (28e), a abandonné 41 secondes, un an après avoir gagné le prologue de Strasbourg.
Dans ce prologue, l'équipe Astana a placé ses deux pions majeurs en haut de tableau. Klöden, grand bénéficiaire du jour, a signé la meilleure performance, 17 secondes devant le favori du Tour, le Kazakh Alexandre Vinokourov (7e).
La plupart des autres prétendants au podium ont terminé dans une fourchette de quelques secondes. L'Australien Cadel Evans s'est situé à six secondes de «Vino», une seconde devant l'Espagnol Oscar Pereiro et quatre secondes devant l'Américain Levi Leipheimer et le Russe Denis Menchov.
L'Espagnol Alejandro Valverde a lui aussi limité la casse sur Vinokourov (13 s), beaucoup mieux en tout cas que son compatriote Carlos Sastre, relégué au 92e rang et distancé de 26 secondes par le Kazakh.
Quant à Christophe Moreau, il s'est contenté de la 56e place, à 19 secondes de «Vino», et à distance des trois premiers Français présents dans la tranche haute du classement (Vaugrenard 10e, Bonnet 18e, Chavanel 19e).
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