Accueil Canada La souveraineté du Canada sur l’Arctique est sur une pente glissante |
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La souveraineté du Canada sur l’Arctique est sur une pente glissante |
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20-07-2007 |
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Si le passage du Nord-Ouest ouvre comme prévu, le Canada pourra
seulement maintenir sa revendication de souveraineté en augmentant
«considérablement» ses opérations dans l’Arctique. Ceci serait la suite
logique de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer de
1982 qui stipule que les navires et les avions ont droit de passage à
travers n’importe quel «détroit international». Un détroit
international est défini comme une voie maritime utilisée pour la
navigation internationale entre deux parties des hautes mers ou de
zones économiques exclusives.
Jusqu’à maintenant, le passage du Nord-Ouest n’a pas été utilisé
régulièrement pour la navigation, alors il ne s’agit pas, par
définition, d’un détroit international, mais aussitôt qu’il le
deviendra, le Canada n’aura pas le droit d’empêcher les navires de s’y
aventurer. Et s’il ne peut pas fermer la voie aux bateaux, alors il
doit contrôler tout ce qui obtient droit de passage. S’il ne peut faire
cela, sa souveraineté tombe en déchéance.
«La fonte des glaces augmente la possibilité pour les bateaux de
naviguer dans les eaux sans demander de permission. Si le Canada ne
réussit pas à empêcher de tels passages non autorisés, ils vont saper
sa revendication [de souveraineté sur les eaux Arctiques]», estime
Michael Byers, président de la chaire d’étude en politique mondiale et
droit international à l’Université de Colombie-Britannique.
La hausse des activités ne sera pas non plus limitée à la marine
marchande. La pression augmentera alors que le pétrole et le gaz en mer
seront plus accessibles, que la pêche à la morue et au maquereau se
développera et que les bateaux de croisière exploiteront la nouvelle
opportunité.
Plus important encore, le Canada devra prouver qu’il peut gérer la
menace terroriste de manière à ne pas permettre à des dictatures ou des
terroristes d’avoir une voie d’accès facile pour transporter en
Amérique du Nord une bombe radiologique. Le professeur Byers croit que
cet élément pourrait constituer un bon argument pour Ottawa. Dans le
monde de l’après 11-septembre, il estime que «la chose la plus
importante que le gouvernement canadien pourrait faire serait de
persuader le gouvernement américain que la souveraineté canadienne sur
le passage du Nord-Ouest serait une bonne chose pour les États-Unis
également».
Cela pourrait être une bonne idée, mais que faire si les États-Unis
disent oui? Est-ce que quelques milliards de dollars et quelques
navires arctiques feront l’affaire? À moins qu’Ottawa augmente
considérablement la mise, sa revendication de souveraineté sur
l’Arctique sera… sur une pente glissante.
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