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Montréal opte pour une reconversion de son parc de véhicules |
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Écrit par Patrice-Hans Perrier, Collaboration spéciale
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22-07-2007 |
| Deux ans après avoir adopté un Premier plan stratégique de développement durable, l’administration municipale passe enfin aux actes. Voulant joindre les actes aux bonnes intentions, l’équipe Tremblay vient d’opter pour des mesures concrètes qui permettront de réduire l’impact des véhicules de la Ville sur la qualité de l’air tandis que les échéances de Kyoto se rapprochent de leur terme. | La Ville de Montréal consomme actuellement environ 16 millions de litres de carburant conventionnel chaque année afin de faire rouler son parc de 6000 véhicules. (getty image) | | La Ville de Montréal consomme actuellement environ 16 millions de litres de carburant conventionnel chaque année afin de faire rouler son parc de 6000 véhicules. C’est sans compter les 1000 véhicules utilisés par les forces de police ou l’énorme flotte d’autobus gérée par la Société de transport de Montréal (STM). Comme tenait à le mentionner Alan DeSousa, le responsable du développement durable au comité exécutif de la Ville, «le parc de véhicules municipaux contribue pour près du tiers (28 %) des émissions corporatives de notre municipalité. C’est ce qui nous a poussé à élaborer une politique verte comportant des mesures concrètes afin de réduire les impacts de tous ces véhicules légers et lourds sur la qualité de l’air ambiant». Les édiles espèrent ainsi pouvoir réduire annuellement plus de 10 % des émissions de gaz à effet de serre (GES) produites par le parc automobile de Montréal. Et cette mesure arrive à point, puisque la Ville s’était engagée à réduire de 20 %, d’ici 2012, ces fameux GES qui contribuent à la formation de l’épais smog qui étouffe les Montréalais les jours de canicule. Si l’opposition municipale se réjouit de cette nouvelle annonce, son chef, Noushig Eloyan, estime que l’administration Tremblay tarde à concrétiser une foule de belles politiques qui dorment sur le papier. Mme Eloyan déplore que «cette administration soit encore en phase de démarrage après six ans de pouvoir». Elle ajoute qu’«il est temps qu’elle délaisse les plans, les politiques, les beaux documents pour se tourner vers du concret». Des mesures de transition L’administration municipale entend enclencher une transition d’ici le 30 novembre prochain, date de la fin de deux importants contrats d’approvisionnement en carburant, histoire de passer en douce aux carburants alternatifs. Si tout va bien, on entend mettre à contribution l’éthanol et le biodiésel afin de réduire les GES. Toutefois, certains froncent les sourcils à la vue des problèmes environnementaux causés par l’éthanol, un carburant alternatif produit à partir de ressources biologiques telles que les céréales. S’il s’agit d’un carburant moins polluant, sa production peut drainer une part importante des ressources agraires, ce qui met en danger la chaîne alimentaire et hypothèque aussi le cycle écologique des terres arables. Un chef de division à la Direction du matériel roulant et des ateliers de la Ville, Jean-Marc Lavigne, tient à rassurer les écologistes en affirmant que les carburants alternatifs à base de composantes végétales sont disponibles localement sans que l’on soit obliger de convertir d’autres parcelles de terre pour leur production. Qui plus est, la société Rothsay/Laurenco serait fin prête à approvisionner la Ville en éthanol et en biodiésel à des coûts compétitifs, s’il faut en croire M. Lavigne. Toujours est-il que l’administration montréalaise souhaite mettre de l’avant une stratégie commune de sollicitation des marchés pour l’ensemble des carburants alternatifs ou conventionnels qui seront consommés par ses véhicules. Elle entend, chemin faisant, se joindre à un regroupement d’acheteurs qui comprend la STM et plusieurs autres sociétés de transport québécoises, afin de pouvoir jouir de volumes d’achat qui permettront de réaliser des économies substantielles. Au-delà de la conversion de son parc de véhicules, la Ville mettra de l’avant d’autres mesures concrètes dans le sillage de quatre axes d’intervention identifiés dans son plan stratégique de développement durable. Outre l’amélioration de la qualité de l’air et la réduction des GES, nos édiles veulent bonifier les milieux de vies résidentiels, assumer une gestion responsable des ressources et adopter de meilleures pratiques de développement durable. Reste à voir si les entreprises privées et les particuliers emboîteront le pas… mais c’est une autre histoire. |
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