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Gerdemann rafraîchit le cyclisme allemand |
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Écrit par Agence France-Presse
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18-07-2007 |
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LE GRAND-BORNAND – Linus Gerdemann, vainqueur de la 7e étape du Tour de
France au Grand-Bornand, a donné, le samedi 14 juillet, un coup de
fraîcheur au cyclisme allemand traumatisé par les affaires et les aveux
de dopage de ses gloires passées.
À l'arrivée, le jeune coureur allemand (24 ans), nouveau maillot jaune
du Tour, a dû répondre à autant de questions sur le problème dopage que
sur sa course. Il s'y est prêté volontiers, sans paraître le moins du
monde excédé par l'insistance des médias, de son pays pour la plupart,
exclusivement centrés sur ce sujet.
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Linus Gerdemann traversant la ligne d’arrivée de la 7e étape du tour de France au Grand-Bornand le 14 juillet dernier. (Franck Fife/AFP/Getty Images) | | |
Un journal allemand, le Berliner Zeitung, est allé jusqu'à évoquer le «crime organisé» comme l'un des enjeux de l'épreuve pour ne pas rendre compte des aspects sportifs du Tour. Preuve que l'affaire Puerto, qui a fait plonger Jan Ullrich, et les aveux de ses anciens coéquipiers de la Telekom, quasiment l'équipe nationale allemande, sur le dopage pratiqué à la fin des années 1990 ont durement été ressentis en Allemagne.
Les deux équipes allemandes de l'élite (Gerolsteiner, T-Mobile) ont eu beau multiplier les initiatives, se séparer de leurs coureurs à risque, engager un nouveau programme antidopage, le traumatisme reste profond.
Les télévisions ont hésité à retransmettre la Grande Boucle, les politiques s'en sont mêlées, les prochains Championnats du monde, en septembre à Stuttgart, ont même été menacés.
«Le cyclisme rencontre de gros problèmes», a reconnu Gerdemann. «Mais beaucoup de choses vont dans une meilleure direction. Je ne dis pas que T-Mobile est la seule équipe propre. Je suis sûr que beaucoup d'équipes ont compris que la vieille école doit être abandonnée et qu'elles ont changé leur façon de travailler.»
«C'est très dur pour les jeunes, a ajouté le jeune coureur. Ils ont beaucoup de responsabilités, mais c'est maintenant le bon moment pour montrer que le cyclisme a changé.»
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