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L’INES, centre européen du solaire |
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Écrit par Héloïse Roc, La Grande Époque
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29-07-2007 |
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Le Conseil général de la Savoie et celui de la région Rhône-Alpes ont décidé de créer un centre de référence européen dans le domaine du solaire. C’est ainsi que dès le 3 juillet 2006 l’Institut National de l’Energie Solaire, l’INES, a ouvert ses portes.Il souhaite employer d’ici à 2009 plus de 200 personnes.
L’une de ses spécificités est de couvrir l’ensemble des compétences du secteur de l’énergie solaire, photovoltaïque et thermique. Jean Therme, directeur de la recherche technologique du CEA, dresse ici un bilan de la première phase de développement de l’INES et esquisse quelques-uns des projets futurs.
L’INES s'articule autour de trois plateformes
D’après Jean Therme, il existe trois plates-formes, baptisées INES
Education, INES RDI et INES Démonstration, ses trois ensembles
travaillent en synergie :
La première INES Education, recouvre la formation et l’information qui
sera essentielle puisque c’est grâce à elle qu’il est possible de
trouver des solutions technologiques et industrielles pour la société.
La seconde, (INES RDI) permet à l’institut de faire de la recherche, de
développer des technologies avec des partenaires publics et privés, et
de favoriser la création d’entreprises dans le secteur de l’énergie
solaire.
La troisième plate-forme, celle dite de «démonstration», consiste à mettre en situation réelle les résultats de la recherche, «tester les performances en milieu réel». «Evaluer comment les utilisateurs peuvent accueillir ces nouvelles technologies, voire les faire évoluer». |
Une personne effectue une démonstration au volant d’un véhicule Venturi Eclectic, le 29 mars 2007 à Monaco, lors du salon des énergies renouvelables et des véhicules écologiques «Ever» à Monaco. Le Venturi Eclectic est un véhicule réservé aux déplacements urbains quotidiens et fonctionnant aussi bien à l’électricité qu’à l’énergie solaire, grâce à 2,5 m_ de cellules photovoltaïques situées sur le toit, ainsi qu’une recharge directe via une éolienne adaptable. (Eric Estrade/AFP) | |
Les priorités de l’INES dans le domaine du photovoltaïque
La pénurie du silicium à destination du photovoltaïque est une des priorités de l’institut. Il s’agit de développer un axe de production du silicium à partir du silicium dit «métallurgique» trouvé dans la pâte de silicone ou dans les alliages à base d’aluminium. La quantité est illimitée, il suffit au silicium d’être purifié pour obtenir de bonnes performances pour les cellules photovoltaïques. Pour enlever les impuretés, un procédé industriel très performant a été mis en place : la torche plasma. Les rendements de 14 % sont compétitifs sur le marché. Actuellement les meilleures cellules photovoltaïques sur polycristallin disponibles sur le marché ont un rendement de 16 %.
Tester les cellules et les modules sur toiture est une priorité. Les chercheurs disposent ainsi de bancs tests de modules photovoltaïques, en ensoleillement réel, qui leur permettent de tester leurs performances mais aussi leur fiabilité.
Dans un premier temps, la recherche s’intéressera au stockage électrique de l’énergie photovoltaïque, puis sur les applications liées aux transports. «Nous croyons beaucoup en effet au couplage entre l’habitat et les transports», précise Jean Therme.
«Enfin, l’activité sur les cellules solaires de génération future basée jusqu’à présent au centre de Saclay du CEA a été transférée aussi à Chambéry. Il s’agit de cellules organiques qui se présenteront sous la forme d’un revêtement plastique pouvant être installé sur toutes les vitres afin de récupérer l’énergie solaire. A plus long terme, elle pourrait même prendre l’aspect d’une peinture qu’il suffira alors d’étendre sur un mur ou sur un toit». Cette technologie n’apparaîtra pas sur le marché avant dix ou quinze ans.
Les tests introduits au sein de l'habitat
Les tests seront effectués autour de petites maisons individuelles, maisons dites d’été. L’INES disposera également d’une maison à très hautes technologies, dans laquelle seront mis en place les meilleurs outils technologiques, avec des matériaux très performants et les meilleures solutions de gestion d’énergie. D’autres maisons de démonstration, réalisées en collaboration avec des industriels, permettront de tester leurs solutions technologiques. «Par la suite, nous travaillerons également sur le tertiaire où nous souhaitons apporter de véritables solutions», ajoute Jean Therme.
«Il s’agira de trouver des solutions d’une part sur la rénovation de l’habitat, et d’autre part sur le couplage entre l’habitat et le transport. Il est en effet essentiel de réfléchir à la manière de produire l’énergie nécessaire au mode de transport de chacun et à la façon d’utiliser ce dernier comme moyen de stockage ou source d’énergie dans une maison».
Source : Courriers électroniques
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