|
Ottawa exhorté à accueillir les déserteurs américains |
|
|
|
|
Écrit par Cindy Chan, La Grande Époque - Ottawa
|
|
08-08-2007 |
|
Page 2 sur 2 Mme Smith souligne que la vie des résistants à la guerre en Irak est très incertaine. «Vous êtes simplement en mode d’attente pour voir ce qui va arriver.»
CFSC fournit de l’expertise concernant les questions du droit à la conscience et à l’accès à des ressources, explique-t-elle. «Nous essayons de puiser dans notre communauté pour du logement, des fonds, des vêtements et d’autres églises pour aider à consolider l’appui au sein de la communauté religieuse.»
Obtenir le statut de réfugié est la «chose immédiate», soutient Zaslofsky, mais la CARG aimerait que les résistants à la guerre puissent obtenir le statut de résident permanent sans avoir à faire la demande de l’extérieur du Canada. Selon lui, la CARG est d’accord avec Me House qui affirme qu’il «s’agit davantage d’un problème politique que d’un problème légal».
«Nous croyons que le gouvernement devrait intervenir et établir quelques règlements qui leur permettraient de demeurer au Canada.»
M. Siksay est d’accord. Il espère que le gouvernement canadien créera un «programme spécial pour les résistants à la guerre américains en tant que gens de conscience» afin qu’«après un nombre d’années au Canada, et après des vérifications de sécurité et des examens médicaux – les étapes normales habituellement traversées par les immigrants – ils auront la permission de s’établir en permanence».
«Gens de conscience» À ceux qui critiquent les résistants à la guerre pour avoir changé d’idée après s’être portés volontaires dans l’armée, M. Zaslofsky répond que «la plupart ont été recrutés en se faisant conter des mensonges sur la situation en Irak», autant par le président Bush que par les recruteurs.
Ils se sont fait dire qu’ils n’iraient pas dans une zone de guerre et feraient d’autres types d’emplois, dit-il, mais après s’être enrôlés, ils ont appris qu’ils devaient aller dans l’infanterie ou d’autres métiers d’armes.
«Pourquoi devraient-ils risquer leurs vies dans une guerre qui est impopulaire et illégale? Au fond, les États-Unis n’ont pas le droit d’être en Irak», croit-il.
Dans un sondage de juillet 2007 effectué par Gallup pour le quotidien USA Today, 62 % des Américains soutiennent que les États-Unis ont fait une erreur en envoyant des troupes en Irak. De plus, 71 % sont en faveur d’une proposition visant à retirer la plupart des troupes d’Irak d’ici avril 2008.
Le Canada a pris une «très bonne décision réfléchie» de ne pas participer à la guerre en Irak, estime M. Siksay. La décision avait obtenu un très grand appui des Canadiens et «il est très important que nous soyons conséquents», fait-il remarquer.
«Nous devrions nous assurer que les [résistants à la guerre] soient les bienvenus au Canada et que ce soit un sanctuaire pour les gens de conscience qui ont pris une position de principe sur cette guerre», pense M. Siksay.
<< Début < Précédente 1 2 Suivante > Fin >> |