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Une mosaïque de photos affichant les 30 joueurs initialement sélectionnés pour faire partie de l'équipe française. (AFP/Getty Images) MARSEILLE – Les deux succès sur l'Angleterre, le 11 août à Twickenham et le 18 août à Marseille, assortis de prestations individuelles convaincantes, vont contraindre l'encadrement du XV de France à gérer la concurrence au sein du groupe des 30 joueurs lors de la Coupe du monde.
Le contraste est saisissant. En 2003, le XV de France s'était envolé vers la Coupe du monde en Australie avec une «équipe-type», née des trois matchs de préparation et, notamment, d'une double confrontation avec l'Angleterre : succès à Marseille (17-16) et large défaite à Twickenham (45-14).
Ces deux matchs, disputés à une semaine d'intervalle, avaient contribué à créer une cassure au sein du groupe, entre titulaires et remplaçants.
Quatre ans plus tard, 28 joueurs, en comptant l'intérimaire Nicolas Mas, ont participé aux deux premiers matchs amicaux, dont seuls les piliers Sylvain Marconnet et Pieter De Villiers, blessés ou convalescents, et l'ouvreur Lionel Beauxis ont été dispensés. Et tous peuvent légitimement revendiquer une place dans le groupe des 22 qui affrontera l'Argentine en ouverture de la Coupe du monde, le 7 septembre au Stade de France.
«Homogénéité» «C'est très intéressant d'avoir vu tous les joueurs et de constater qu'il y a beaucoup d'homogénéité dans le groupe», souligne le manager Jo Maso. À l'issue des deux premiers matchs, seuls six joueurs semblent certains, sauf blessure, de débuter le 7 septembre : Olivier Milloud, Raphaël Ibanez, Fabien Pelous, Serge Betsen, Yannick Jauzion et Clément Poitrenaud. Pieter De Villiers devrait lui aussi être présent, à condition de prouver son rétablissement, lors du dernier match amical face au pays de Galles, le dimanche 26 août à Cardiff. Le rendez-vous du Millénium stadium, dont seront dispensés les cadres trentenaires, permettra de trancher les cas les plus épineux. Notamment, la charnière, où le duo Mignoni-Skrela semble posséder une petite longueur d'avance sur Elissalde-Michalak. Sauf si l'encadrement mise sur la vivacité face aux Argentins. L'autre point sensible concerne la troisième ligne, où l'énorme performance de Thierry Dusautoir samedi à Marseille est susceptible de remettre en cause le podium, où Betsen est certain de figurer, mais que visent également Harinordoquy, Bonnaire, Nyanga et Martin! Enfin, il importe de trouver un deuxième ligne (Thion plutôt que Nallet?), un centre (Traille de préférence à Marty) pour accompagner Jauzion, et de choisir deux ailiers entre Dominici et Heymans, favoris, Rougerie et Clerc, très proches.
Un banc très recherché La lutte concerne également les sept strapontins de remplaçants, qui ont joué un rôle décisif lors des deux premiers matchs de préparation. Mais l'identité des réservistes dépendra de l'option choisie (5 avants et 2 trois-quarts ou 4 avants et 3 trois-quarts).
La qualité du pack des Pumas pourrait inciter Bernard Laporte et ses adjoints à retenir cinq avants sur le banc, où «l'impact player» Sébastien Chabal semble certain de s'asseoir. Il faudra ensuite trouver un talonneur (Szarzewski ou Bruno?), un pilier (vraisemblablement Poux), probablement un autre deuxième ligne, un troisième ligne, et deux joueurs des lignes arrières; un pour couvrir la charnière (Michalak?) et un ailier.
Ces choix, forcément subjectifs, devront être expliqués aux huit joueurs non retenus parmi les 22, pour éviter les états d'âme, susceptibles de plomber l'ambiance.
«Nous devrons parler, expliquer nos choix», a prévu l'entraîneur Bernard Laporte, visiblement satisfait face à la perspective de choix douloureux.
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