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«Il s'agit du premier lancement d’un satellite iranien effectué par la Russie», a souligné un porte-parole des forces spatiales, ajoutant que l'engin en question, Sina-1, «est destiné à l'observation de la Terre».
Lancement d'une fusée (AFP)
«Le lancement s'est déroulé avec succès et les satellites ont été mis en orbite», a affirmé le service de presse.
Le lanceur Kosmos-3M a décollé à 06H52 GMT, emportant à son bord le satellite militaire russe Mojaïets-5 ainsi que Sina-1 (iranien) , China-DMC (chinois), Topsat (britannique), SSETI Express (Agence spatiale européenne ESA), NCube (norvégien), UVE-1 (allemand ) et XI-V (japonais), selon la même source.
L'agence russe Itar-Tass, citant un responsable du cosmodrome de Plessetsk qui s'exprimait sous couvert de l'anonymat, a cependant affirmé que Kosmos-3M a lancé «deux satellites iraniens, Sinah-1 et Mesbah». Mais le service de presse des forces spatiales s'est refusé à tout commentaire.
Le quotidien russe Kommersant avait écrit en février dernier que la Russie envisageait de lancer cette année à Plessetsk les deux premiers satellites d'espionnage iraniens, Mesbah et Sinah-1.
Kommersant indiquait que les deux satellites étaient conçus officiellement pour un «examen à distance de la surface de la Terre», une formule généralement employée pour parler d'espionnage selon le quotidien.
Selon les médias iraniens, le satellite Mesbah est un satellite destiné à recueillir des informations sur les ressources terrestres et hydrauliques du pays, procéder à des observations météorologiques et contrôler le fonctionnement des lignes de transport d'électricité et des pipelines. En juillet, l'ancien vice-ministre des Communications, Hassan Shafti, avait affirmé que l'Iran prévoyait au total le lancement de cinq satellites dont trois seront mis en orbite dans les trois prochaines années.
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