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Ban Ki-moon en Libye pour parler du Darfour |
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Écrit par Agence France-Presse
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11-09-2007 |
Ban Ki-moon (centre), secrétaire général des Nations Unies, lors de sa visite au Tchad le 7 septembre dernier. Le lendemain, il s’est rendu en Libye, toujours pour discuter de la question du Darfour. (Don Elmert/AFP/Getty Images) SYRTE (Libye) – Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, est allé en Libye, le 8 septembre dernier, pour rencontrer le numéro un libyen Mouammar Kadhafi qui, fort de sa nouvelle légitimité internationale, est appelé à jouer un rôle-clé dans les efforts de règlement du conflit du Darfour.
L'étape libyenne était la dernière de la tournée africaine de M. Ban qui l'a aussi mené au Soudan et au Tchad voisins pour tenter d'avancer sur le chemin de la paix au Darfour, une région de l'ouest du Soudan où la guerre civile fait rage depuis plus de quatre ans et déborde sur le territoire des pays voisins.
Dans l'avion le conduisant de la capitale tchadienne, N'Djamena, à Syrte (500 km à l'est de Tripoli), M. Ban a expliqué que le but de sa visite était de s'assurer du succès des négociations intersoudanaises prévues à Tripoli le 27 octobre, en vue d'un règlement au Darfour.
«Tout d'abord, nous voulons nous assurer que la réunion de Tripoli sera un succès», a-t-il déclaré aux journalistes l'accompagnant.
«Nous souhaitons que ce soit l'ultime phase des négociations de paix au Darfour», a ajouté M. Ban, expliquant que le numéro un libyen est un acteur régional qui peut avoir un rôle-clé dans la résolution du conflit.
Quatre ans et demi après son déclenchement en février 2003, le conflit, qui a fait 200 000 morts et plus de deux millions de déplacés selon l'ONU, se poursuit avec son lot quasi-quotidien de violences. Khartoum conteste ces chiffres, parlant de seulement 9000 morts.
La reprise le 27 octobre, en Libye, des pourparlers de paix entre le gouvernement soudanais et les factions rebelles du Darfour a été annoncée à Khartoum, le 6 septembre, à l'issue d'une rencontre entre le président soudanais, Omar al-Béchir, et le secrétaire général de l'ONU.
Selon des sources onusiennes, le choix de la Libye comme siège des futurs pourparlers n'est pas indifférent, plusieurs chefs rebelles ayant des liens avec ce pays.
Lors de sa tournée, M. Ban a cité M. Kadhafi parmi les acteurs régionaux ayant «grandement contribué» aux efforts diplomatiques internationaux concernant le Darfour, où s'affrontent forces gouvernementales et les milices qui lui sont alliées d’un côté à des groupes rebelles de l’autre.
La relance du processus politique pour le règlement du conflit avait été d'ailleurs décidée, en juillet dernier, à Tripoli à l'issue d'une conférence internationale sous l'égide de l'ONU et de l'Union africaine.
Durant sa visite au Tchad, M. Ban a évoqué la protection des nombreux réfugiés du Darfour et les moyens d'aider les populations des régions limitrophes de cette province, déstabilisées par le conflit.
Au Tchad seul, 236 000 réfugiés du Darfour et 173 000 déplacés tchadiens sont concernés, selon l'ONU. La Centrafrique compte 10 000 réfugiés et plus de 200 000 déplacés dans le nord et le nord-est.
Tripoli et N'djamena sont des acteurs régionaux que l'ONU souhaite voir jouer un rôle constructif pour avancer vers la paix au Darfour, certaines factions rebelles ayant des affinités, ethniques ou politiques, avec ces pays voisins.
Au Soudan, M. Ban avait obtenu l'engagement du gouvernement soudanais «envers une cessation totale des hostilités au Darfour» et l'application de l'accord de paix conclu à Abuja en mai 2006.
Khartoum promet également de «travailler avec l'ONU et l'Union africaine pour faciliter le déploiement prévu de l'opération hybride MINUAD» au Darfour.
Longtemps refusée par Khartoum, la décision de déployer cette force de 26 000 hommes a été prise, à la fin de juillet, par le Conseil de sécurité afin de pacifier le Darfour.
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