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Changement climatique et couche d'ozone sont liés |
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Écrit par Agence France-Presse
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20-09-2007 |
Achim Steiner, directeur exécutif du Programme des Nations Unies pour l'environnement. (Roslan Rahman/AFP/Getty Images) MONTRÉAL – La conférence des parties au Protocole de Montréal peut accomplir un «geste historique» en œuvrant simultanément pour la restauration de la couche d'ozone et la préservation du climat, a espéré un responsable onusien dans une interview publiée le 15 septembre dernier.
Dans une interview accordée au quotidien québécois Le Devoir, à quelques jours d'une conférence des parties au Protocole de Montréal, qui a fêté dimanche son 20e anniversaire, Achim Steiner, directeur exécutif du Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE), affirme que la lutte contre l'appauvrissement de la couche d'ozone et la lutte contre le réchauffement climatique sont liées.
La prochaine conférence de Montréal est «en fait l'anniversaire d'un énorme défi qui n'est pas terminé et qui offre à la communauté internationale la possibilité de réaliser des gains rapides, à la fois dans le dossier de la protection de la couche d'ozone et des changements climatiques si les pays participants s'entendent pour geler immédiatement la production et accélérer l'élimination des HCFC (hydrochlorofluorocarbones)» et d'autres substances appauvrissant la couche d'ozone (SAO), a-t-il indiqué au journal.
En effet, si on convenait maintenant de geler la production des HCFC et de devancer de dix ans leur élimination, explique M. Steiner, on pourrait réduire de 3,5 % les gaz à effet de serre (GES) de la planète.
Dans un rapport publié cette année, les scientifiques du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC) ont montré que certaines SAO ont un pouvoir réchauffant encore plus important que les GES.
Ce gain ne se réaliserait toutefois qu'après 2020, fin de la deuxième phase de réduction des GES, dont la négociation démarre cet automne à Bali, en Indonésie, a précisé M. Steiner.
Avec la conférence de Montréal, les pays signataires peuvent accomplir un «geste historique» en œuvrant simultanément pour la restauration de la couche d'ozone et la préservation du climat, a-t-il espéré.
D'un autre côté, les changements climatiques pourront eux-mêmes devenir le principal agent destructeur de la couche d'ozone malgré toutes les avancées réalisées grâce au Protocole de Montréal, a mis en garde le directeur du PNUE.
«D'ici 2030, à moins d'un changement de cap important, les modifications climatiques pourraient bien mettre un terme à plus de 40 ans d'efforts pour restaurer la couche d'ozone et devenir son principal agent destructeur, notamment en stimulant la formation de nuages polaires dans la stratosphère», rapporte Le Devoir, citant le responsable onusien.
Le Protocole de Montréal et celui de Kyoto, qui lutte contre l'effet de serre, sont tous les deux nés «d'une approche guidée par la science», a par ailleurs souligné M. Steiner. «C'est précisément cette synergie entre la meilleure science disponible et la consolidation des instruments internationaux qu'on retrouve dans le dossier du climat aujourd'hui.»
Le Protocole de Montréal est considéré comme une réussite internationale pour avoir déjà permis d'évincer 95 % des produits dont il prévoyait l'élimination d'ici à 2010 afin de protéger la couche d'ozone.
Ce traité, adopté le 16 septembre 1987 et enrichi depuis de quatre amendements, engage les 186 pays qui l'ont aujourd'hui ratifié à éliminer et remplacer progressivement, d'ici 2040 au plus tard, la production et l'usage des SAO sous le contrôle des Nations Unies.
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