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Risque cardiaque accru avec le diesel pour les victimes d'infarctus |
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Écrit par Agence France-Presse
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22-09-2007 |
Selon une étude, l'inhalation des gaz d'échappement des moteurs diesel modifie l'activité électrique cardiaque et réduit le volume d'oxygène pour le cœur durant un effort physique. (www.sxc.hu) WASHINGTON – Les gaz d'échappement des moteurs diesel paraissent accroître les risques cardiaques pour des hommes souffrant de maladies cardiovasculaires, selon une petite étude conduite en Europe dont les résultats ont été publiés, le 12 septembre dernier, dans le New England Journal of Medicine (NEJM).
Cette recherche conduite, sur vingt hommes ayant déjà subi un infarctus, par des chercheurs des universités d'Édimbourg au Royaume Uni et d'Umea en Suède a permis de mesurer les effets de ces gaz sur les fonctions cardiovasculaires de ces sujets. Les résultats montrent que l'inhalation de ces gaz d'échappement modifie l'activité électrique cardiaque et réduit le volume d'oxygène pour le cœur durant un effort physique.
Les vingt participants à cette étude, soigneusement contrôlés pour s'assurer qu'ils ne souffraient pas d'angine de poitrine ou d'arythmie, ont été exposés à de l'air filtré ou à de l'air contenant des gaz d'échappement dilués provenant de moteurs diesel alors qu'ils faisaient un effort physique sur un vélo d'exercice stationnaire.
Les résultats de ces tests montrent que le fait de respirer des gaz d'échappement de diesel pendant un effort physique triple le niveau de stress pour le cœur.
De plus, la capacité de l'organisme à produire une protéine dite t-PA (activateur tissulaire du plasminogène), qui empêche la formation de caillot de sang, a été réduite de plus d'un tiers chez les sujets exposés au gaz venant des moteurs diesel comparativement au groupe témoin ayant respiré de l'air filtré.
Les scientifiques se concentrent sur les moteurs diesel, car ils génèrent de 10 à 100 fois plus de particules polluantes que les moteurs à essence. Leur intérêt s'explique aussi par le fait que le nombre de véhicules diesel est en nette augmentation en Europe et dans d'autres parties du monde.
Pour Dr Nicholas Mills de l'Université d'Édimbourg, un des coauteurs de ces travaux, «cette étude fournit une explication sur le fait que des personnes souffrant de maladies cardiovasculaires sont plus souvent admises aux urgences des hôpitaux les jours où le niveau de pollution de l'air augmente».
«On pense généralement que la pollution affecte surtout les poumons, mais cette étude montre qu'elle peut aussi avoir un impact majeur sur les fonctions cardiovasculaires», ajoute-t-il.
Cette recherche a été financée par la fondation britannique du cœur, British Heart Foundation.
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