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Pourquoi dit-on que la voie du milieu est la voie juste ? Si l’on n’a pas subi l’extrémisme, cette vérité n’a pas toute sa saveur. Toute vie est faite d’extrême et a son opposé. L’équilibre se trouve dans le juste milieu. Comme la corde d’une guitare, trop tendue, elle se casse, pas assez tendue, elle devient incapable de produire le moindre son. Regardons le climat, quand le froid devient extrême, la nature s’endort, se plongeant dans une léthargie que seule la chaleur pourra vaincre. Quand celle-ci va à l’extrême, la vie s’étouffe, se désagrège. C’est alors qu’une pluie rafraîchissante viendra fleurir les prairies. Quand cette eau tombée du ciel vire à l’extrême, elle dévaste tout sur son passage, ruinant l’espoir des vivants. De même, si l’on n’a pas assez à manger, les carences vont apparaître, créant des déficits pouvant entraîner la mort. C’est aussi la mort qu’attend la personne qui mange trop, usant prématurément ses organes et son corps. Il est fort probable que les extrêmes existent depuis toujours, détruisant et créant tour à tour, vie, bonheur et malheur. Si une personne n’a jamais souffert, son coeur sera dur car elle ne pourra comprendre la souffrance. Cependant, une personne qui subit tribulation sur tribulation, sans jamais recevoir d’amour, deviendra aussi dure que celle qui n’a jamais souffert. Il est donc probable que les extrêmes, bien qu’ils soient mauvais, permettent à l’homme de discerner ce qui est bon de ce qui est mauvais, pour trouver l’équilibre et la sérénité. Voyons les extrêmes en politique. Que ce soit l’extrême droite ou l’extrême gauche, une fois au pouvoir, ils se transforment en dictature sanglante, destructrice des valeurs humaines. Mais lorsqu’un gouvernement devient trop laxiste, il se corrompt, et avec lui, ce sont les valeurs de la société qui se désagrègent, laissant place à l’anarchie. Comme les êtres humains, dans leur majorité, ne sont pas capables de s’autogérer, car ils se laissent dominer par leurs instincts les plus bas que plus rien ne restreint, l’anarchie se transforme en enfer où le faible, comme le bon et le pur ne trouvent plus leur place. La méfiance, l’insatisfaction, l’injustice engendrent la haine et l’intolérance. Les assoiffés de justice et de droiture cherchent désespérément à assouvir leurs désirs. Mais où trouver la voie du milieu quand tout est corrompu ? Comment un coeur « pur » peut supporter tout cela sans ne rien faire ? Certaines personnes possédant du charisme et des convictions vont enrôler ces êtres et les entraîner dans un extrême dont ils ne pourront plus sortir. Elles vont se faire endoctriner par une idéologie comme la « race suprême » ou « l’unique vraie religion » et se faire conditionner, persuadées de pouvoir changer le monde et de redresser les tords. L’histoire récente nous a démontré que les révolutions détruisent sans ne rien proposer en retour. Depuis la chute du mur de Berlin, nous savons tous que l’idéal communiste s’est transformé en enfer pour ceux qui le subirent. Il y a aussi eu la révolution des années 60, où l’on a cassé le monde de la famille (la femme au foyer) et toutes les normes de la société. Celles-ci avaient perdu leurs valeurs profondes, ne laissant que dogmes et obligations. A ce moment, tous les espoirs étaient permis – Peace and Love –, l’égalité de la femme, etc. Parlons de cette fameuse égalité. De nombreuses femmes y ont cru, l’ont exigée, l’ont imposée. Qu’en reste-t-il ? Les jeunes filles sont traitées par bien des garçons comme des bêtes de sexe, le trafic des femmes est florissant. Celles qui se marient sont-elles respectées par une majorité d’hommes ? Pas vraiment. Ce sont souvent elles, qui en plus du travail extérieur qu’elles réclamaient, assument la grande majorité des tâches ménagères. Les salaires ne sont toujours pas égaux, et les familles les plus pauvres sont les familles monoparentales dont la mère assume toutes les charges. Les hommes ne s’en sortent pas vraiment mieux, ne trouvant plus leur place dans la société. Aurions-nous dû rester comme avant ? Devrions-nous revenir en arrière ? Pas vraiment. Il serait pourtant bon de revenir à des valeurs fondamentales propres à l’être humain : le respect de la vie sous toutes ses formes, en laissant ses penchants égoïstes, pour penser à l’autre, aller vers l’autre, avec un coeur de bienveillance et comme dit le dicton « ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas que l’on te fasse ». Il est temps d’agir. Les extrêmes grandissent, grondent et font frémir les portes des villes. Nous pensons évidemment aux extrémistes religieux dont les premières victimes sont leurs coreligionnaires. Regardons le Moyen Age, qui donc l’inquisition a-t-elle brûlé ? Des Chrétiens. Actuellement les jeunes musulmans fanatisés persécutent leur famille tout en étant persuadés de les conduire sur la voie qui les mènera au ciel. Et voilà la guitare du frère cassée et la soeur privée de ses libertés fondamentales. Libertés pourtant que le Coran leur accorde. L’extrémisme perd le sens de la réalité, il est prêt à tout sacrifier pour son idéal sans se rendre compte qu’il sape les fondements mêmes de celui-ci. Comme il est écrit dans le livre Zhuan Falun, « au milieu des conflits, nous disons ‘un pas en arrière et la mer est vaste, le ciel immense’ on verra les choses autrement, c’est sûr. »
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