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Écrit par Stéphane Cabaret
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04-10-2007 |
Djenné !? Rien que le mot, concis mais néanmoins poétique, influence l'esprit entre rêve et spiritualité. Impossible d'y résumer l'âme africaine mais il porte en lui les graines de sa culture. Erigée à l'aube du IXe siècle, Djenné est une fierté pour ses occupants tant son histoire est riche, tant sa légende reste vivace. Selon le mythe fondateur, une jeune fille nommée Tapana Dienepo aurait été murée vivante au coeur de la cité pour en assurer la protection et la prospérité. On lui attribua aussi celui de la « petite Dia » en souvenir de l'antique royaume du Ghana. Si l'architecture paraît dépouillée du moindre artifice, elle n'en est pas moins glorieuse aux yeux de ses fidèles serviteurs. Rebâtie en 1907 sur les ruines de l'ancienne mosquée, elle témoigne d'un illustre passé où les marchands commercaient l'or, l'ivoire, les gemmes et le sel. Au fil du temps, Djenné l'ancienne n'a guère changée, entretenant le charme et l'élégance, comme celui de cette femme dévoilée, passante d'un jour, mais portant en elle la plus universelle des oeuvres d'art.
Texte et photo de Stéphane Cabaret
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