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L'armée américaine affirme avoir saisi des missiles sol-air iraniens |
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Écrit par Agence France-Presse
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03-10-2007 |
Le contre-amiral Mark Fox, de l’armée américaine en Irak, affirme aux journalistes avoir saisi des missiles iraniens sol-air. (Wathiq Khuzaie/Getty Images) BAGDAD – Le commandement américain en Irak a affirmé, le 30 septembre dernier, avoir saisi plusieurs missiles sol-air de fabrication iranienne dont certains ont été déjà «utilisés» par les rebelles irakiens qui combattent les troupes américaines dans ce pays, selon un porte-parole.
«Je ne peux pas vous en dire plus pour le moment, mais nous en avons trouvé», a déclaré à la presse un porte-parole de l'armée américaine à Bagdad, le contre-amiral Mark Fox, en réponse à une question sur la présence en Irak de missiles sol-air Misagh-1.
«Nous les avons trouvés et nous les avons vus être utilisés. Cela est très significatif en soi», a assuré le contre-amiral Fox.
Il a refusé de donner toute autre information, notamment sur le nombre de missiles saisis ou les circonstances dans lesquelles ils auraient été employés.
L'armée américaine a affirmé à plusieurs reprises que l'Iran livrait à des groupes armés irakiens des Misagh-1 capables d'abattre des hélicoptères ou des avions américains.
Le Misagh est la version iranienne du missile antiaérien chinois QW-1. C'est un missile portable équipé d'un système de guidage à infrarouge qui identifie et suit les sources de chaleur. Il a une portée utile de 4000 mètres.
Les militaires américains accusent régulièrement l'Iran de livrer des armes aux groupes extrémistes chiites qui combattent l'occupation américaine, mais ils évoquent rarement la fourniture de missiles sol-air.
L'armée américaine avait fait état, en début de semaine, de tirs d'armes légères contre l'un de ses hélicoptères dans le sud de Bagdad qui avaient forcé l'appareil à procéder à un atterrissage d'urgence, sans toutefois faire de victime.
Les forces de la coalition n'ont cependant pas mentionné, au cours des dernières semaines, de recrudescence des attaques contre ses avions et ses hélicoptères.
Le porte-parole a également réaffirmé qu'un Iranien – arrêté le 20 septembre par les troupes américaines dans la ville de Souleimaniyeh, au Kurdistan irakien (nord) – était un agent de Téhéran chargé d'entraîner des «éléments extrémistes» en Irak et d'y mener des opérations ciblant les forces irakiennes et celles de la coalition.
Les autorités iraniennes ont démenti cette version et assuré que cet homme était un officiel de la province de Kermanshah, dans l'ouest de l'Iran, chargé de développer le commerce entre cette région et le Kurdistan irakien.
Elles ont, depuis lors, ordonné en représailles la fermeture de la frontière entre l'Iran et le Kurdistan irakien, provoquant d'importantes difficultés économiques dans cette région.
«J'ai du mal à croire qu'ils [les Iraniens] ferment la frontière pour un simple homme d'affaires», a commenté le contre-amiral Fox.
«Nous ne cherchons pas à faire de la publicité [autour de cette arrestation] ni à enflammer la situation», a-t-il assuré.
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