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GP du Japon – Hamilton surnage et se met à portée de titre |
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Écrit par Igor Gedilaghine, Agence France-Presse
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01-10-2007 |
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Lewis Hamilton de la Grande-Bretagne en tête suivi de l'Espagnol Fernando Alonso coursent sur le circuit du Mont-Fuji sous la pluie, lors du Grand Prix du Japon, le 30 septembre 2007. (Bryn Lennon/Getty Images) MONT-FUJI – Lewis Hamilton (McLaren-Mercedes) a surnagé, le dimanche 30 septembre, sur le circuit du Mont-Fuji noyé sous la pluie pour remporter, au Grand Prix du Japon, une quatrième victoire qui le place à portée de titre mondial grâce à l'abandon sur accident de son coéquipier Fernando Alonso.
À deux courses de la fin, Hamilton compte 12 points d'avance sur Alonso et 17 sur Räikkönen (Ferrari), 3e au Japon. Felipe Massa (Ferrari) est désormais hors course à 27 longueurs malgré une 6e place au Mont-Fuji, obtenue de haute lutte.
S'il termine le GP de Chine devant ses deux rivaux dimanche prochain, Hamilton sera sacré plus jeune champion du monde, et ce, dès sa première saison en F1!
Mais que ce fut dur sur les pentes du Mont-Fuji. Les conditions rappelaient étrangement l'édition de 1976 où, en raison de la pluie, les pilotes avaient d'abord refusé de prendre le départ, avant de s'élancer finalement. En lutte pour le titre contre James Hunt, Niki Lauda avait décidé d'abandonner après deux tours au quasi-ralenti. Depuis son accident du Nürburgring quelques mois plus tôt, qui avait failli lui être fatal, sa sécurité lui importait plus qu'un éventuel deuxième titre.
Record Cette fois, le départ n'a pas été remis en cause, mais il a été donné lancé derrière la voiture de sécurité. Celle-ci est restée en piste un record de 18 tours avant de lâcher les fauves.
Contrairement à Lauda, Alonso est parti le couteau entre les dents, mais n'a pu éviter l'accident. Une violente sortie de piste qui, heureusement, n'a fait que des dommages matériels et a forcé la voiture de sécurité à neutraliser une nouvelle fois la course.
«Quand j'ai freiné au virage 5, je suis parti en aquaplaning et en tête à queue», explique le double champion du monde. «Malheureusement, le muret à ce virage est très proche de la piste et j'ai tapé fort dedans... et c'était fini.»
Hamilton, évidemment ravi, reconnaît avoir vécu sa course «la plus difficile».
«Je ne voyais rien de ce qui se passait derrière moi, souligne-t-il. Et puis il a fallu suivre la voiture de sécurité. Même si elle roule à son maximum, c'est toujours difficile, car nous sommes encore beaucoup plus rapides qu'elle. Puis il y a eu l'accrochage avec Robert. Et l'aquaplaning tout au long de la course...»
Élimination Dans un GP à élimination, dont Hamilton s'est brillamment sorti un peu comme au Canada où il a signé sa première victoire en juin dernier, Heikki Kovalainen est monté pour la première fois de sa carrière sur un podium de F1 et a offert à Renault son premier podium de la saison en finissant 2e après avoir résisté à la pression de son compatriote Räikkönen.
«Je ne voyais rien dans les rétroviseurs donc je ne savais pas où était Kimi, raconte l'autre Finlandais. Je savais qu'il était là quelque part, mais je ne savais pas où et l'écran géant me disait qu'il était de plus en plus proche. Je voulais vraiment cette deuxième place et j'étais prêt à prendre tous les risques. Malgré les fréquents aquaplanings, je n'ai jamais levé le pied, espérant ne pas perdre le contrôle de la voiture.»
Malgré les assauts répétés, Räikkönen n'a pu faire mieux que troisième.
En fait, sa course s'est jouée lorsque Ferrari a chaussé ses monoplaces de pneus intermédiaires pour le départ derrière la voiture de sécurité alors que le règlement imposait des pneus pluie.
«On a oublié de nous dire qu'il fallait mettre les pneus pluie et on nous a obligés à changer les gommes sous voiture de sécurité», explique un Räikkönen un peu dépité malgré une course phénoménale. Car pour finir troisième, il a dû remonter la quasi-totalité du peloton dans des conditions où «le plus difficile était de voir la piste», confesse-t-il.
«Je perds encore quatre points sur Lewis, mais nous ne pouvions plus rien faire après qu'on nous a obligés à changer de pneus», regrette-t-il.
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