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Les piètres performances de Djibril Cissé de l’Olympique marseillais justifient-elles les déboires du club? (Stu Forster/Getty Images) PARIS – Paris SG et Marseille, ennemis jurés très attendus cette saison, sont prisonniers d'une spirale infernale après dix journées de L1, le club de la capitale étant 14e, à quatre points seulement des Marseillais, 19e et avant-derniers.
Forme et fond Marseille : sur la forme, le revers de Marseille, le 6 octobre, à Saint-Étienne (1-0) n'est pas dramatique. Les Phocéens ne s'inclinent en effet que sur un tir d'extra-terrestre signé Dernis à la dernière seconde des arrêts de jeu. Mais sur le fond, les conséquences sont terribles. Le club marseillais, que tous les observateurs voyaient flirter avec le sommet cette saison grâce à un effectif dense dans un championnat affaibli (Zenden, Cissé, Nasri, Givet), figure aujourd'hui à l'avant-dernière place (une seule victoire cette saison en L1). Et Éric Gerets, nouvel entraîneur, connaît maintenant la spécificité marseillaise : pouvoir passer en quatre jours d'un succès historique (à Liverpool en Ligue des champions) à un résultat désastreux sur le plan comptable. Paris SG : sur le fond, être 14e du classement ne paraît pas dramatique. Sauf que le PSG (deux victoires seulement en L1) n'est qu'à quatre points de l'OM... Et le spectre d'une nouvelle saison cauchemar resurgit inévitablement. Car dans la forme, il n'y pas beaucoup de signes encourageants. Surtout au Parc des Princes, où les hommes de Paul Le Guen se font allégrement piétiner : aucune victoire, trois nuls et trois défaites.
Discours et méthode Marseille : La crise a déjà eu lieu à l'OM et Albert Emon en a fait les frais. Gerets sera sans doute moins proche des joueurs et moins protecteur à leur égard. Même si, pour l'instant, le Belge reste mesuré publiquement dans ses propos: «Les joueurs n'étaient pas dans un bon jour.»
Paris SG : les discours conciliants et apaisants que tenaient Alain Cayzac et Paul Le Guen jusqu'ici ne fonctionnent plus. Le 6 octobre, après le naufrage contre Rennes, les mots ont un peu changé. «Si des joueurs qui jouent au PSG ont peur au Parc, il faut qu'ils fassent un autre métier», a glissé le président parisien. «Si certains traînent trop, on fera appel à des joueurs qui sont plus capables», a lancé Le Guen, qui n'a pas nié sa «responsabilité». L'entraîneur breton sait que les critiques, qui l'avaient épargné jusque là, vont s'abattre sur lui. Le technicien va devoir se faire violence, tout comme Cayzac, pour changer les choses.
Cissé et Pauleta, stars en balance Marseille : Djibril Cissé, qui n'a pas été appelé en équipe de France par Raymond Domenech, a aussi des questions à se poser. Alors qu'il n'était pas titulaire à Anfield, il a cette fois débuté à Saint-Étienne. Mais il a été invisible, ne touchant pratiquement aucun ballon. Une partie du problème passe sans doute par lui.
Paris SG : pour Pauleta aussi, les temps sont durs. Son salaire pharaonique n'a plus aucun rapport avec ses performances. Pour son retour comme titulaire au Parc, il a été fantomatique.
Et maintenant? Marseille : La trêve internationale va permettre à Gerets de faire une bonne mise au point tactique et individuelle. L'ancien entraîneur du PSV et de Galatasaray pourra peut-être aussi récupérer certains joueurs, comme Zenden ou Nasri, ce dernier traversant une saison difficile entre blessures et syndrome viral.
Paris SG : Le Guen va être privé de deux cadres, Rothen et Landreau, appelés en équipe de France pendant une semaine et demie. Dans cette période, il devra avant tout resserrer les boulons en défense. Bourillon a du souci à se faire. Un repositionnement de Digard (milieu droit ne lui correspond pas) doit forcément être étudié. Mais cela suffira-t-il pour éviter un nouveau calvaire?
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