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Des gisements riches en uranium dans le Ladakh |
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Écrit par l'Ambassade de France en Inde
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13-10-2007 |
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L’Inde compte de multiples variantes de paysages qui sont le résultat de la collision des plaques tectoniques indienne et asiatique. (Eric Feferberg/AFP) Le Ladakh est une région de l’État du Jammu et Cachemire, située dans l’Himalaya, à la frontière avec la Chine. Cette région se situe au niveau de la zone de collision entre les plaques tectoniques indiennes et asiatiques. Les roches qui ont été écrasées durant cette collision ont fondu pour une partie d’entre elles avant de remonter en surface et de se solidifier. Ces batholites du Ladhak sont les roches dans lesquelles les scientifiques ont décelé la présence d’uranium et de thorium.
Roches géologiquement jeunes
La concentration en uranium dans ces roches est d’ailleurs exceptionnelle pour l’Inde puisqu’elle varie entre 0,1 % et 5,36 %, à comparer aux autres gisements du pays où la concentration ne dépasse pas 0,1 %. La concentration en thorium se situe entre 0,76 % et 1,43 %. Ces roches sont géologiquement jeunes puisqu’elles se sont formées entre 25 et 100 millions d’années avant notre ère – les autres gisements indiens sont constitués de roches formées il y a plus de 2,5 milliards d’années.
Un argument de poids
Le travail sur ces roches n’a pour l’instant été effectué que sur quelques échantillons et sera approfondi par l’équipe de Rajeev Upadhyay, du département géologique de l’université de Kumaun. Certainement du fait de son importance, cette découverte a déjà fait l’objet d’un très court article dans la plus réputée des revues scientifiques indiennes, Current Science. L’Inde manque en effet d’uranium et dans le contexte actuel tendu en Inde autour de l’accord de coopération nucléaire avec les États-Unis, cette découverte est de nature à donner des arguments à ceux qui remettent en cause l’accord qui prévoit la fourniture de combustible nucléaire par les États-Unis.
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