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Des milliers de manifestants ont défilé en faveur de l'adhésion de la Bélarussie à l'Union Européenne. (AFP/Getty Images) Des milliers d'opposants, encadrés par un important dispositif de sécurité, défilaient dimanche dans le centre de Minsk en faveur de l'adhésion du Bélarus à l'Union européenne.
Après s'être assemblés sur la place d'Octobre, le cortège, confiné sur les trottoirs par la police anti-émeute, s'est mis en route pour l'Académie des Sciences, à moins de 4 km de là.
Le régime du président Alexandre Loukachenko, qualifié de «dernière dictature en Europe» par Washington, semble disposé à laisser l'opposition défiler.
Cependant, dans les jours qui ont précédé la manifestation, plusieurs activistes ont été interpellés et empêchés de participer à cette marche.
Les manifestants, jeunes en majorité, brandissaient des drapeaux de l'UE, ainsi que de pays européens, comme la Pologne, la Norvège ou l'Ukraine.
«Bélarus en Europe», «Libérez les prisonniers politiques», «Les bases militaires russes hors de chez nous», pouvait-on lire sur les banderoles des manifestants.
«L'Europe, ce sont des élections libres pour des citoyens libres», a lancé à la foule Alexandre Milinkevitch, un des leaders de l'opposition au président Alexandre Loukachenko.
«On me demande souvent combien de fois il nous faudra manifester. Nous manifesterons tant que nous n'aurons pas gagné, tant que notre peuple ne sera pas libéré», a ajouté M. Milinkevitch.
«Par cette manifestation, nous avons fait le premier pas vers l'adhésion à une Europe unie et libre», a déclaré à son tour Nikolaï Statskevitch, le leader du parti social-démocrate bélarusse.
Les manifestations de ces dernières années ont été quasi systématiquement dispersées par les forces anti-émeutes.
Cette fois-ci, reprenant une méthode déjà éprouvée, le pouvoir a procédé aux arrestations préventives de meneurs, notamment ceux vivant en province.
Des militants de l'opposition ont ainsi été interpellés vendredi et d'autres ont été harcelés avant la manifestation.
A Minsk, les militants Pavel Ioukhnevitch et Nikita Sassim avaient été condamnés à cinq et sept jours de prison pour «langage indécent dans un lieu public», selon une source judiciaire.
Selon le chef du Front populaire Vintsouk Vetcherka, les bureaux de son parti avaient été bloqués toute la journée vendredi par trois membres de services de sécurité non-identifiés qui ont fouillé chaque personne sortant de l'immeuble.
«Ils cherchent probablement des tracts et des autocollants appelant à la manifestation. Nos militants dans les régions ont été avertis qu'un déplacement à Minsk dimanche est inacceptable», avait déclaré M. Vetcherka à l'AFP.
Plusieurs autres militants s'opposant au président Alexandre Loukachenko avaient été arrêtés dans la semaine.
Des lois très strictes encadrent les activités des partis politiques au Bélarus, limitant toute opposition réelle au pouvoir du président Alexandre Loukachenko.
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