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L'Inuit canadienne Sheila Watt-Cloutier. (Credit : Lise/AFP/Getty Images)
MONTRÉAL – «La planète est gagnante» avec l'attribution du prix Nobel de la paix à l'ancien vice-président Al Gore et au panel de l'ONU sur le climat (Giec), a déclaré, le 12 octobre dernier, l'Inuit canadienne Sheila Watt-Cloutier, qui était considérée comme une lauréate possible du prix. Mme Watt-Cloutier, qui avait été proposée conjointement avec M. Gore et qui était considérée comme une favorite, n'a cependant pu dissimuler une certaine déception. «J'ai été un peu surprise, pour être honnête, parce que nous avions été nommés conjointement par des parlementaires norvégiens», a-t-elle déclaré à la chaîne publique CBC. Si elle avait été distinguée, cela aurait «aidé à continuer à mettre l'accent sur la dimension humaine (du changement climatique) et les questions liées à l'Arctique», a-t-elle estimé, avant d'ajouter: «De ce point de vue, je dois reconnaître que je suis un peu déçue.» «Connaissant le travail accompli par le Giec et Al Gore pour faire progresser la lutte contre le changement climatique, j'ai été ravie qu'ils gagnent. Pour moi la question (du changement climatique) a gagné. Et, en fait, c'est notre planète qui est gagnante dans tout cela», a-t-elle dit. Elle a estimé que le prix Nobel de la paix 2007 aiderait à établir le lien entre la lutte contre le changement climatique et les droits de l'Homme. «C'est une question partagée par toute l'humanité et nous avons tous la responsabilité de laisser un monde meilleur pour les prochaines générations», a-t-elle ajouté. Mme Watt-Cloutier, née il y a 53 ans à Kuujjuaq, au Nunavik dans le Grand Nord québécois, s'est faite l'avocate infatigable des populations inuites du Grand Nord ainsi que de son Arctique natal, menacé par le réchauffement de la planète. À la fin de 2005, elle avait déposé une plainte auprès de la Commission interaméricaine des droits de l'Homme afin de protéger les droits des Inuits contre les conséquences des changements climatiques.
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