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Intervention de Oskar Freysinger à l’occasion du relais de la Flamme des droits de l’Homme à Genève |
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Écrit par Oskar Freysinger
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26-10-2007 |
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Oskar Freisinger (Jianxin Wang/La Grande Époque) Combien de cris de tortures pour nourrir un hymne olympique ?
Combien d’os broyés pour construire un stade ?
Combien de cendres pour la piste ?
Combien de sang pour remplir la coupe des vainqueurs ?
Combien de silence pour se donner bonne conscience ?
Les Jeux Olympiques de Pékin ont d’ores et déjà conquis la médaille d’or de l’hypocrisie. Derrière la belle façade se tapit le monstre hideux du totalitarisme. Ce système ne sert que ceux qui le servent. Les autres, il les écrase, il les démembre et en répand les morceaux dans le monde entier pour de l’argent. Des sportifs vont battre des records, à Pékin, mais la dignité sera enterrée. Pour chaque corps se propulsant dans les airs ou dans l’eau, un autre sera vidé de sa substance, dans l’ombre des camps.
Et le monde applaudira, il admirera la chine en sucre candi qui lui sera servie lors de la grand messe sportive. Il se convaincra d’avoir, grâce au sport, fait avancer l’humanité dans l’empire du milieu.
En vérité il aura servi de caution à un système qui, revigoré par cette reconnaissance mondiale et certain de son impunité, continuera à bafouer les droits de l’Homme avec encore plus d’entrain.
Chaque compétition gagnée par un athlète aux Jeux Olympiques de Pékin sera en vérité une défaite pour l’homme.
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