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Afrique de l'Ouest : 210 morts, 785 000 personnes touchées |
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Écrit par Agence France-Presse
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25-10-2007 |
DAKAR – Les inondations qui ont frappé l'Afrique de l'Ouest depuis juillet ont fait «plus de 210 morts» et affecté «plus de 785 000 personnes», a indiqué, le 17 octobre dernier, le responsable du bureau régional de coordination des affaires humanitaires de l'ONU (OCHA), Hervé Ludovic de Lys.
Ces bilans se basent sur des données gouvernementales et humanitaires.
«Avec la fin des pluies, nous sommes maintenant dans l'après-crise», a souligné le responsable de l'OCHA lors d'un point de presse à Dakar.
Ces inondations catastrophiques, les pires depuis 30 ans, ont frappé plus largement près de la moitié des pays africains et ont fait, au total, plus de 350 morts et des centaines de milliers de sinistrés, selon un bilan remontant au début d’octobre et ne prenant pas en compte les derniers bilans de l'Afrique de l'Ouest.
Selon un document d'OCHA remis à la presse, les pays les plus touchés sont le Nigeria (68 morts, 50 000 habitants affectés), le Ghana (56 morts et 332 000 affectés), le Burkina Faso (46 morts et 92 970 affectés) et le Togo (23 morts, 120 000 affectés dont 11 483 déplacés).
«La première leçon à tirer de cette crise, c'est que les États ont joué leur rôle dans la première phase en utilisant leurs ressources disponibles», a souligné M. de Lys. «Les gouvernements ont relativement bien réagi», a-t-il estimé, précisant que les autorités du Ghana, Burkina, Mali, Togo et de la Mauritanie avaient globalement mobilisé plus de 7 millions de dollars.
«C'était une bonne réaction, mais elle a été insuffisante et ils ont dû faire appel à l'aide internationale, ce qui n'est pas anormal» au vu des pluies exceptionnelles sur certaines régions, a poursuivi M. de Lys.
«Aujourd'hui, l'enjeu est d'évaluer l'impact à moyen et long terme, notamment évaluer la surface des terres inondées, les pertes en bétail... et mobiliser les fonds pour remettre en état ces secteurs», a-t-il déclaré.
Pour mieux réagir aux catastrophes naturelles en Afrique de l'Ouest, il a mentionné deux projets: un dépôt d'urgence à Bamako et un fonds régional de solidarité.
Selon lui, les chefs d'État de la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) se sont mis d'accord, il y a deux ans, pour mettre en place à Bamako un dépôt d'urgence pour les biens non alimentaires (tentes, bidons, systèmes de purification d'eau, etc.). Ce genre de matériel est pour l'instant centralisé dans des entrepôts de l'ONU à Brindisi (Italie).
La construction du dépôt n'a pas débuté, mais il pourrait être opérationnel «peut-être en 2008 s'il y a une volonté politique», a espéré M. de Lys, expliquant qu'il «sera géré par les États membres et financé par les bailleurs de fonds».
«Il faut aussi que la CEDEAO ait une équipe pour gérer les états d'urgence et vérifier les besoins réels» lorsqu'un État membre fait une demande d'aide, a précisé le responsable régional d'OCHA.
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