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La société de consommation |
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Écrit par Miroslaw Olejarz (Montréal)
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19-10-2006 |
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Aujourd'hui, en observant la société, je remarque que nous vivons dans un monde matérialiste. En effet, la valorisation de l'individu passe par l'acquisition du plus grand nombre de biens possible. Pourquoi accordons-nous tant d'importance à nos possessions? Ceux-ci nous donnent un statut social. De fait, il y a une satisfaction et un sentiment de prestige à posséder beaucoup d'objets. Nous avons associé le bonheur avec l'accroissement quantitatif des richesses matérielles. La course à la consommation est vantée comme la bonne vie. Ceci a rendu l'homme compulsif et irrationnel. De fait, se procurer le gadget le plus récent ou toute nouveauté sur le marché est le but ultime en comparaison avec le plaisir réel de s'en servir qui devient secondaire. Nous avons créé un matérialisme individualiste où l'accent est sur le contentement de l'individu. Celui-ci n'est qu'une succession de jouissances éphémères sans passé ni futur.
Poursuivons en analysant les effets. Nous consommons pour satisfaire nos besoins, désirs et pour définir notre rang dans la société. De fait, nous avons produit une civilisation de surconsommation. La structure sociale encourage celle-ci en définissant le statut social en fonction de l'abondance de nos biens. Malheureusement, l'optimum de satisfaction recherché par l'acquéreur de biens ne sera jamais atteint puisque nous vivons dans une société qui valorise le matérialisme. De plus, de nouveaux désirs naissent à tout bout de champ afin de soutenir le système en place. En effet, nous savons que le besoin de consommation est fortement stimulé par la publicité et d'autres méthodes de marketing. Face à cette situation, le producteur crée des besoins artificiels chez les consommateurs grâce à un marchandisage envahissant. De fait, chaque personne est enjôlée à acheter autant qu'elle peut même si elle n'a pas les moyens pour payer en ce moment. Elle prend une hypothèque sur son pouvoir d'achat futur et appauvrit son avenir. Or, cette surconsommation engendre de nouveaux pauvres. En effet, ceux qui ne peuvent pas suivre ce rythme de vie s'endettent pour s'y conformer. En somme, la société définit l'homme par l'expression suivante : «Je dépense, donc je suis.» En effet, l'obsession matérielle de notre société a fait perdre à l'être humain son humanité. De ce fait, on ne se définit plus en valeur humaine, par ce que nous sommes, mais par ce que nous possédons.
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