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Le Canada doit faire davantage pour enrayer la crise en Birmanie |
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Écrit par Sharda Vaidyanath, La Grande Époque - Ottawa
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01-11-2007 |
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Page 2 sur 2 «Il est plus que répréhensible que nos fonds des régimes de retraite publics investissent en Birmanie, c’est un fait bien connu, mais malheureusement cela n’a pas été révélé à la population avant la récente répression.»
«Je fais toujours bien attention [quant à savoir si] ce que nous proposons est vraiment ce que le mouvement démocratique en Birmanie demande», ajoute M. Dewar.
Le Canada a déjà des «sanctions à l’exportation [contre la Birmanie] plus fortes que n’importe quel autre pays dans le monde et nous avons rendu l’environnement d’importation très défavorable», fait remarquer M. Bagnell. On estime le nouvel accord gazier de la Chine avec le régime birman à près de 40 milliards de dollars. La Chine a vendu des milliards de dollars en armes à la junte : tanks, transports de troupes blindés, avions de combat et armes légères.
Un article dans The Economist explique que la Birmanie «offre deux choses les plus prisées par la Chine chez ses alliés étrangers : des ressources en hydrocarbures et une armée amie, prête à lui donner accès à ses installations sur la côte, dans la baie du Bengale. La Chine est devenue le meilleur partenaire commercial et sympathisant diplomatique de la junte».
Naresh Raghubeer, directeur exécutif de la Canadian Coalition for Democracies, estime que le monde occidental doit prendre conscience des impacts de la diplomatie commerciale avec la Chine. Lorsqu’il y a un surplus dans la balance commerciale, «les relations financières et les dollars deviennent soudainement un facteur-clé dans notre manière d’agir avec ce pays».
Selon M. Raghubeer, le premier ministre Stephen Harper mérite d’être félicité pour avoir initié la motion décernant la citoyenneté honorifique à Aung San Suu Kyi lors du discours du Trône, une première dans la politique canadienne.
«C’est une action remarquable de la part du Canada… nous devrions donner un peu de mérite au premier ministre.»
Le 24 octobre, lors du douzième anniversaire de sa captivité, le ministre des Affaires étrangères, Maxime Bernier, a encore appelé à la libération immédiate de Aung San Suu Kyi.
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