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Rice se heurte aux exigences sécuritaires israéliennes |
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Écrit par Sylvie Lanteaume, Agence France-Presse
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06-11-2007 |
La secrétaire du Département d’État américain, Condoleezza Rice, et le premier ministre israélien, Ehud Olmert, lors d’une rencontre à Jérusalem le 4 novembre 2007. (Sebastian Scheiner-Pool/Getty Images) JÉRUSALEM – La secrétaire d'État américaine, Condoleezza Rice, s'est heurtée aux exigences sécuritaires d'Israël, lors de ses premiers entretiens à Jérusalem le 4 novembre dernier en préparation d'une réunion internationale de paix attendue à la fin du mois aux États-Unis.
D'entrée de jeu, la chef de la diplomatie israélienne, Tzipi Livni, a souligné que les impératifs de sécurité d'Israël passaient avant la création d'un État palestinien.
«Ce qui signifie : sécurité pour Israël d'abord et ensuite création d'un État palestinien. Parce que personne ne veut d'un nouvel État terroriste dans la région», a poursuivi Mme Livni qui dirige l'équipe de négociateurs israéliens.
«Même si nous devons trouver un terrain d'entente avec les dirigeants [palestiniens] pragmatiques, ils doivent eux-mêmes comprendre que la mise en oeuvre de futurs accords n'interviendra que conformément aux phases de la Feuille de route», a-elle déclaré, en référence au seul plan de paix international encore valide.
La Feuille de route prévoit, dans sa première phase d'application, que les Palestiniens «mettent fin à la violence et au terrorisme» d'une part et, d'autre part, qu'Israël «gèle toutes les activités d'implantation de colonies».
Mme Livni a opéré une claire distinction entre les dirigeants palestiniens qualifiés de «pragmatiques», tels que le président Mahmoud Abbas et son premier ministre Salam Fayyad, et les islamistes du Hamas au pouvoir à Gaza, qualifiés de «terroristes».
Mme Rice, qui a effectué, les 4 et 5 novembre, sa huitième mission dans la région depuis le début de l'année, avait auparavant prévenu que les négociations entre Israéliens et Palestiniens restaient difficiles.
Elle avait indiqué, le 3 novembre, qu'elle ne s'attendait pas à un accord dans l'immédiat sur le document commun que les deux parties doivent soumettre à l'approbation des participants de la réunion internationale d'Annapolis, près de Washington, supposée lancer des négociations formelles sur la création d'un État palestinien.
«Ils y travaillent encore et, comme toujours dans ce genre de situation, ils passent par des discussions compliquées. Je pense qu'elles vont se poursuivre pendant un moment, mais je vais voir si je peux faire quelque chose pour les aider à avancer», a-t-elle ajouté.
«Annapolis, c'est important, mais il y aura un lendemain», a poursuivi la secrétaire d'État.
Elle a insisté pour l'établissement de «mesures de confiance mutuelle», faisant allusion à une requête américaine pour que cessent les confiscations israéliennes de terres dans la périphérie de Jérusalem, ainsi que les coupures d'électricité et la limitation des livraisons du carburant à la bande de Gaza, deux mesures récemment imposées par le ministère israélien de la Défense.
Les difficultés viennent du fait que la réunion d'Annapolis ne représentera que le début du processus, a expliqué Mme Livni.
«Annapolis sera un moment, un événement au cours duquel j'espère que tout le monde se réunira et apportera son soutien au processus, mais ce ne sera pas la fin du processus», a-t-elle souligné.
«Israël va appliquer sa part de la Feuille de route, mais l'idée de base est qu'il faut trouver un accord sur le fait que la création d'un État palestinien vient après la mise en oeuvre de la Feuille de route, y compris les besoins d'Israël en matière de sécurité», a-t-elle conclu.
Le plan de paix élaboré en décembre 2002 par le quartette (États-Unis, Russie, Union européenne, ONU) prévoyait la création par étape d'un État palestinien en 2005 aux côtés d'Israël. Il a été adopté en juin 2003, mais est resté lettre morte depuis.
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