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Page 2 sur 2 La chronique la plus précise de ce qui s’est passé au Soudan pendant les dernières années est maintenue par Eric Reeves, ex-professeur d’anglais au Smith College, qui écrit avec connaissance et complète indépendance. Son récit le plus récent date du 19 octobre et est intitulé Darfour à la dérive : une évaluation de la résolution 1769 (Vous pouvez le trouver sur mon site web [david-kilgour.com] sous le titre Darfour).
Permettez-moi de vous souligner quelques-uns des points les plus importants et irréfutables énoncés par Reeves : - Ceux qui se sont opposés pendant des années au déploiement militaire, afin de protéger la population civile du Darfour ainsi que les opérations humanitaires dont 4,2 millions de personnes du Darfour dépendent jusqu’à présent, sont spécialement friands de souligner la «complexité» de la catastrophe du Darfour.
- La doctrine canadienne sur «la responsabilité de protéger» a été adoptée à l’unanimité par Le Sommet international des Nations Unies de septembre 2005 et a été conçue spécifiquement pour remplacer les revendications de souveraineté nationale dans l’éventualité du génocide, «nettoyage ethnique» et crimes contre l’humanité. Une lettre datée du 13 septembre 2006, provenant de dix-huit organisations des droits de l’Homme, humanitaires, et de la prévention des conflits «a condamné la récente violence lancée par le gouvernement du Soudan au nord du Darfour et a fait un appel à plus de pression diplomatique et à un déploiement rapide d’une force vigoureuse de maintien de la paix des Nations Unies».
- Mukesh Kapila, ancien coordonnateur humanitaire de l’ONU pour le Soudan, a déclaré en mars 2004 : «Maintenant, la seule différence entre le Rwanda et le Darfour est une question des chiffres. [Le massacre au Darfour] est… une tentative d’éliminer un groupe de gens. J’étais au Rwanda pendant le génocide et j’ai vu plusieurs autres situations autour du monde et je suis totalement bouleversé par ce qui se passe maintenant au Darfour.»
- Le désastreux Accord de paix du Darfour (mai 2006), loin d’apporter la paix et la sécurité, a seulement assuré l’accroissement de la violence.
- Près de 100 jours après l’autorisation de la force hybride ONU/UA autorisée par la Résolution du Conseil de sécurité 1769, le gouvernement du Soudan continue de résister et les gouvernements occidentaux militairement capables – incluant Royaume-Uni, France, Allemagne, Italie et Benelux – ont échoué à fournir des éléments de force essentiels, de fournir des hélicoptères de tactique et de transport, ainsi que des ressources de transport au sol. Le commandant des forces de l’UNAMID, a remarqué récemment : «Il y aurait plus ou moins 8000 troupes au Darfour en janvier [2008], seulement 1000 de plus que la force actuelle.»
- Il ne parait pas que les négociations de paix en Libye soient très prometteuses. La décision du secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, de les placer dans la ville natale de Mouamar Khadafi n’a pas été très prudente, étant donné qu’il a joué un rôle tellement destructeur au Darfour et au Tchad, avec peu de souci pour les vies des civils du Darfour.
Conclusion En résumé, le régime d’al-Beshir sera convaincu du fait que la communauté internationale est sérieuse seulement si le déploiement de la force autorisé par la Résolution 1769 est sous la commande de l’ONU et si l’obstructionnisme est puni par des sanctions sévères.
Ensuite, le gouvernement chinois doit être persuadé d’arrêter de protéger son client, le gouvernement de Khartoum, contre la vraie pression diplomatique. Jusqu'à présent, les pressions en relation avec les Jeux olympiques de 2008 ont été beaucoup plus fructueuses que les actions des gouvernements occidentaux.
Tous les gouvernements qui ont des principes doivent être préparés à une suspension des relations diplomatiques dans le cas où al-Beshir continue ses pratiques obstructionnistes. Ils doivent tous être préparés à imposer des fortes sanctions contre son gouvernement.
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