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A Hong Kong, il y a des citoyens, des associations ou des partis qui organisent des rassemblements de revendication ou des manifestations quasiment chaque jour pour exprimer leurs demandes. Ces droits qui paraissent naturels aux habitants de Hong Kong deviennent cependant des actes illégaux à Singapour soi-disant démocratique, où les lois visant à protéger les droits citoyens deviennent des outils d’oppression. He Junren, un député législatif hongkongais qui avait aidé certains dissidents locaux et plaidé leur cause indique que de toute façon, Singapour est une société où il n’y a pas de liberté d’expression, d’association, de manifestation et de revendication, c’est un pays sous la dictature d’un parti unique, dont la démocratie n’est que superficielle. En réalité, toute cette législation démocratique est fausse et hypocrite. He Junren, un député législatif hongkongais. Photo: La Grande Époque | Ecraser l’opposition par tous les moyens Le parti au pouvoir de Singapour se montre très cruel envers les individus ou groupes qui menacent son règne. Selon He Junren, en général, le gouvernement se sert de toutes ses lois perverses pour opprimer certains dissidents, en particuliers les membres de l’opposition. Les célèbres partis de l’opposition singapourienne, comme le partie démocrate, ont été attaqués en justice jusqu’à la faillite pour avoir critiqué le gouvernement, et de nombreux avocats qui ont fait de même ont été interdit d’exercer leur métier. Récemment, le gouvernement singapourien ne se limite plus aux dissidents, mais étend son oppression aux pratiquants de Falun Gong par allégeance au Parti Communiste Chinois. He Junren pense que « la situation à Singapour est très, très perverse », le Falun Gong ne représente aucune menace pour le régime. Le 14 juillet dernier, le gouvernement singapourien porte plainte contre 9 pratiquants de Falun Gong locaux pour « rassemblement illégal ». L’accusation porte sur le fait que 9 mois plus tôt, c'est-à-dire les 22 et 23 octobre 2005, des pratiquants de Falun Gong ont distribué dans les stations de métro et sur la rue commerçante Wu Jie des tracts concernant la cruelle répression qu’ils subissent en Chine continentale. Ces 9 pratiquants comparaîtront vendredi prochain (le 4 août). « C’est cela la société singapourienne. On parle de Démocratie, il existe une série de mesures tout à fait modernes en apparence, mais en fait, sa législation démocratique est totalement fausse et hypocrite. Ses choix sont totalement contrôlés par le parti au pouvoir. » dit He Junren. Le gouvernement dictatorial étouffe la liberté d’expression He Junren qualifie le Singapour de pays sous contrôle d’un parti unique : « Sa dictature possède une très grande efficacité. Ce qui nous paraît le plus honteux, c’est qu’ils semblent être un régime très démocratique en apparence, mais qu’en réalité tout est hypocrite. Nous connaissons beaucoup de membres de leur opposition ainsi que beaucoup d’avocats qui se sont battus pour la liberté des droits de l’homme, beaucoup d’entre eux ont eu des expériences très mouvementées. Je crois qu’actuellement, les avocats qui peuvent subsister à Singapour se comptent sur les doigts d’une mains, mais ils sont tous sujets à d’énormes pressions. » L’ensemble des médias singapouriens est soumis à des contrôles draconiens. Dès qu’un journal, même international, critique le gouvernement, il se voit tout de suite attaqué en justice, ou même directement interdit d’impression. Même sous un régime totalitaire, Singapour continue à attirer les investissements étrangers avec ses méthodes. « Ces méthodes, c’est de dire aux investisseurs : du moment que vous ne vous mêlez pas de la politique intérieure de Singapour, que vous ne critiquez pas le gouvernement, vous serez respecté à Singapour. Vous pouvez gagner de l’argent, faire du commerce, investir, vous aurez beaucoup de libertés de vie, mais vous ne devez pas vous mêler de la politique. Si jamais vous êtes contre le gouvernement, il n’y aura plus d’espace vital. » déclare He Junren. Cependant, ce qui attriste le plus He Junren, ce n’est pas l’image hypocrite de Singapour, mais le fait que « dans le monde, beaucoup de pays civilisés et modernes qui chérissent les législations libres et démocratiques ne se soient pas dressés pour protester ensemble contre les pays tels que Singapour, qui peuvent donc se proclamer faussement états libres et démocratiques. Mais tout le monde sait que c’est faux, et aujourd’hui, Singapour n’a même pas signé le ‘traité international des droits politiques et citoyens’. Je ne comprends vraiment pas pourquoi Singapour tient encore une place de choix dans le cœur des investisseurs qui croient que c’est un bon endroit où investir. » Les entreprises internationales devraient avoir le sens de la morale He Junren pense que les entreprises internationales devraient avoir un sens moral, et devraient mépriser les états où les droits de l’Hommes sont bafoués, même s’ils respectent les grands commerçants et les intérêts des investisseurs. Ils ne devraient pas les valoriser autant. A propos du fait que Singapour s’efforce de devenir un centre financier qui surpasserait même Hong Kong, He Junren exprime son doute : « Si leur système légal est de si mauvaise qualité, je ne vois pas comment ils pourraient en arriver là. » Une relation à bénéfice réciproque avec le PCC Quant à savoir si Singapour a été sous contrôle du PCC, He Junren pense que Singapour s’est tellement éloigné de la Chine qu’il ne peut pas être sous contrôle. Mais il pense que le gouvernement de PCC et le gouvernement singapouriens croient aux mêmes valeurs qu’ils jugent tous les deux justes. Mais à leur yeux, la valeur d’un homme est très basse, leur régime n’est pas tourné vers le peuple et n’est pas au service du peuple, les droits et liberté et la vie des hommes leur importent peu et peuvent être à tout moment abandonnés, sacrifiés aux intérêts du pays et du régime. He Junren indique encore que comme à Singapour, l’intérêt de l’état est contrôlé par une minorité, Singapour est entre les mains de la famille de Li Guangyao. Celui-ci confie le pays aux soins de son fils Li Xianlong, les membres de sa famille contrôlent les entreprises d’états, allant du département des finances à beaucoup d’autres entreprises d’états. « Dans un tel pays, si l’économie prospère et s’enrichit, qui en profite ? Cette petite minorité en bénéficie. Bien sûr, il y aura aussi une infime partie des élites et des investisseurs car ils (la famille Li) sont élitistes. Les citoyens ordinaires qui ont abandonné leurs dignité et liberté ne peuvent être que des citoyens dociles. » Appel à la communauté internationale à sanctionner les pays profanateur des droits de l’Homme He Junren appelle la communauté internationale à reconnaître le vrai visage du gouvernement singapourien, à s’allier pour sanctionner de tel pays, oppresseurs des droits de l’homme et des libertés. Bien sûr , cette sanction peut prendre d’autres formes comme une pression diplomatique par exemple. Il pense que la communauté internationale doit dialoguer avec le gouvernement singapourien mais encore le critiquer. Il condamne ceux qui sont nombreux à ne pas le blâmer mais encore le louent et le qualifient de cité-état des temps modernes.
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