|
Dans une maison, la plus grande partie de l’eau est gaspillée dans les toilettes, il est raisonnable d’envisager une autre solution. (Photo Joseph Orszagh) Les avantages des toilettes sèches sont l’économie de l’eau et la facilité de l’installation, car il n'y a pas besoin de canalisation. Le fait de polluer le moins possible n’est pas négligeable en regard de la gestion durable de l’eau.
Certaines stations d’épuration utilisent des plantes aquatiques pour purifier l’eau. Ceci en a conforté plusieurs dans l’idée de pouvoir polluer sans conséquence. En réalité, une eau polluée ne peut pas être totalement purifiée. Quelle que soit la méthode utilisée, il reste toujours des particules nocives. Et comme dit le proverbe : «Il vaut mieux prévenir que guérir». Partant de ce constat et sachant que, dans une maison, la plus grande partie de l’eau passe dans les toilettes, il est raisonnable d’envisager une autre solution.
Il existe des toilettes sèches qui correspondent à de hautes valeurs écologiques, économiques et qui sont viables moyennant un peu de manutention : le compostage. Les techniques présentées sur le site eautarcie.com sont le résultat de plus de vingt années de recherches scientifiques universitaires et ont été testées sur le terrain. Les exigences en matière d’assainissement et d’épuration posent des limites qui font que le minimum requis pour les utiliser, c’est d’habiter une maison unifamiliale munie d’un jardin d’au moins
100 m2. Pour ceux qui ont une certaine inquiétude face aux dangers sanitaires que peut représenter l'utilisation du compost de déjections dans le jardin potager, ils n'ont qu'à penser au fumier d'étable, ou du lisier, qui est largement utilisé sur les terres agricoles et qui contient les mêmes bactéries pathogènes. Sans parler de l'épandage courant des gadoues de fosses septiques.
Des toilettes sèches se trouvent également dans le commerce, mais leur principe est basé sur la séparation de l’urine et des excréments. De ce fait, la décomposition se fait mal, entraînant des odeurs nauséabondes qui nécessitent un système de ventilation onéreux (environ 6 000 $) qui prend de la place et qui consomme de l’électricité. Traiter de cette façon, les excréments ne sont pas décomposés correctement et ne fournissent pas un compost de qualité, entraînant, lors de l’épandage, la pollution du sol et même des nappes phréatiques.
Les toilettes sèches sont une excellente alternative dans la mesure où l’on respecte les règles élémentaires qui, il est vrai, demandent une certaine discipline.
|