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Le roi d’Espagne demande à Chavez de se taire |
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Écrit par Gilles Bertin, Agence France-Presse
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13-11-2007 |
Le président du Venezuela, Hugo Chavez, discute avec le roi d’Espagne, Juan Carlos, lors du Sommet ibéro-américain à Santiago, Chili, le 9 novembre 2007. (OFF/AFP/Getty Images) SANTIAGO – Le sommet ibéro-américain s'est terminé le 10 novembre à Santiago au milieu d'une altercation entre le chef du gouvernement espagnol, José Luis Zapatero, et le président vénézuélien, Hugo Chavez, que même le roi Juan Carlos n'est pas arrivé à faire taire.
Le dirigeant vénézuélien n'avait cessé depuis son arrivée, le 9 novembre, de traiter le prédécesseur de M. Zapatero, José Maria Aznar (conservateur), de «fasciste». Ces déclarations ont outré l'actuel chef du gouvernement espagnol socialiste qui a réclamé avec insistance plus de «respect» pour tout dirigeant élu démocratiquement.
Le ton est encore monté lorsque M. Chavez, à quelques minutes de la clôture du sommet, a attaqué les chefs d'entreprises espagnols puis de nouveau José Maria Aznar, en ces termes : «Un fasciste n'est pas humain, un serpent est plus humain qu'un fasciste.» Le roi Juan Carlos, blême, a tenté d'arrêter le président vénézuélien en lui lançant, visiblement furieux : «Pourquoi tu ne te tais pas?»
Hugo Chavez, emporté dans son discours, a aussi invectivé l'Église vénézuélienne et le pape avant d'accuser les États-Unis et l'Union européenne d'avoir approuvé un coup d'État à son encontre en avril 2002.
N'en pouvant plus, le roi Juan Carlos est sorti de la salle lorsque le président du Nicaragua, Daniel Ortega, prenait le parti d'Hugo Chavez et lui redonnait brièvement la parole.
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