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Al-Qaïda entraîne des terroristes adolescents |
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Écrit par Simon Veazey, La Grande Époque - Royaume-Uni
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15-11-2007 |
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Jonathan Evans, directeur général des services secrets domestiques britanniques (MI5), prononce une allocution devant la Society of Editors, le 5 novembre 2007, à Manchester. (Mark Waugh/AFP/Getty Images) Al-Qaïda rallie un flot constant de nouvelles recrues à sa cause au Royaume-Uni, certaines n’ayant que quinze ans, a déclaré récemment le chef des services secrets domestiques britanniques.
Dans une rare allocution, le directeur du MI5, Jonathan Evans, a dressé un sombre portrait de la menace terroriste, révélant que les services de renseignement avaient identifié 2000 individus posant une menace directe à la sécurité nationale. Il s’agit d’une augmentation de 25 % par rapport à l’année dernière.
«Au moment où je parle, les terroristes ciblent méthodiquement et intentionnellement les jeunes et les enfants de ce pays», a souligné M. Evans.
«Ils radicalisent, endoctrinent et entraînent des gens jeunes et vulnérables pour commettre des actes de terrorisme. Cette année, nous avons vu des individus aussi jeunes que quinze ou seize ans, impliqués dans des activités reliées au terrorisme.»
L’horreur des événements de juillet 2005 a révélé la menace terroriste que faisait peser Al-Qaïda sur le Royaume-Uni, la projetant au devant de la scène politique britannique et l’y conservant depuis.
Le 7 juillet 2005, quatre bombes, à l’heure de pointe londonienne, ont tué 52 personnes et blessé des centaines d’autres dans ce qui allait dorénavant s’appeler les attentats du 7/7. On a découvert plus tard qu’ils étaient l’œuvre de quatre kamikazes «produits localement», étant nés et ayant grandi en Grande-Bretagne. Deux semaines plus tard, une autre tentative d’attentat-suicide à Londres a échoué lorsque les détonateurs des terroristes n’ont pas fonctionné.
Depuis, un bon nombre d’attentats ont été déjoués par la police et les services de renseignement. «Nous avons vu plus de 200 condamnations pour terrorisme au Royaume-Uni depuis le 11 septembre, ça sauve vraiment des vies», a fait remarquer M. Evans.
Dans son allocution prononcée devant la Society of Editors à Manchester, M. Evans a mentionné que des ressources limitées signifiaient que son personnel était sous une grande pression de devoir établir des priorités sur une base quotidienne. Il a décrit comment un niveau élevé d’activité des espions étrangers avait enlevé des ressources vitales devant être consacrées à la lutte au terrorisme.
Il a affirmé : «Mon service dépense encore beaucoup de ressources pour défendre le Royaume-Uni contre […] des tentatives de la Russie, de la Chine et autres pays de nous espionner. Un nombre de pays continue de dédier une quantité considérable de temps et d’énergie pour essayer de voler notre technologie délicate pour des projets civils et militaires et ils essaient d’obtenir du renseignement économique et politique à nos dépens.»
«Ils n’utilisent pas seulement des méthodes traditionnelles pour faire la collecte de renseignements, mais ils déploient de plus en plus des techniques d’attaque sophistiquées, utilisant Internet pour pénétrer dans nos réseaux informatiques.»
M. Evans a bien insisté sur le fait qu’Al-Qaïda constituait la plus grande menace terroriste au Royaume-Uni et qu’elle existait bien avant le 11 septembre.
«Les attaques terroristes que nous avons vues contre le Royaume-Uni ne sont pas seulement des complots perpétrés par hasard par des groupes disparates et fragmentés. La majorité de ces attaques, réussies ou non, a eu lieu parce qu’Al-Qaïda a une détermination claire de mener des attaques terroristes contre le Royaume-Uni.»
Il a ajouté : «Cela vaut encore pour aujourd’hui, et il n’y a pas de signe indiquant une baisse.»
M. Evans a pris le poste de directeur général en avril 2007. Dans une démonstration de candeur également étrange pour un chef des services secrets, sa prédecesseure, Eliza Manningham-Buller, avait prononcé une telle allocution l’année dernière dans laquelle elle identifiait 1600 individus comme «menace potentielle».
M. Evans a signifié que l’augmentation à 2000 individus était attribuable en partie à une augmentation des recrues d’Al-Qaïda et au fait que la connaissance du réseau extrémiste par le MI5 était maintenant plus profonde.
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