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Cellule souche, une thérapie d’avenir ? Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Santé et bien-être
Écrit par Catherine Keller La Grande Époque - Genève   
27-11-2007

cellules souches
Cette photo microscopique non datée montre les embryons humains clonés employés pour produire des cellules souches pendant une expérience à Séoul. (Photo de l'université nationale de Séoul /Getty image)
Les tests en laboratoire dit in vitro sont prometteurs. Quand ils sont appliqués aux organismes vivants, les choses sont moins évidentes. Toutes les cellules souches ne se développent pas comme on le souhaite. Certaines se multiplient à l’infini et sont apparentées aux cellules cancéreuses. Des recherches sont en cours pour trouver quel est le signal dans le corps humain qui provoque la différenciation des cellules.  C’est un point essentiel pour le développement de cette application.

 

Récemment, des cellules souches ont été retrouvées dan le liquide amniotique. Ces cellules ont réagi favorablement dans les tests in vitro. Plusieurs laboratoires sont sur la piste. C’est le cas d’une équipe de chercheurs de l'université de Vienne et d’une autre équipe de l’Institut de médecine régénérative de l’université de Wake Forest. Ces derniers les ont appelées AFS (pour Amniotic fluid-derived stem). Leurs marqueurs sont conformes aux deux types de cellules. Il est évident que le fait que ces cellules soient facilement disponibles (placenta et membranes) et qu’ils ne soient pas sujet à des controverses étiques est un atout important. Elles doublent toutes les 36 heures et ne provoquent aucune tumeur lorsqu'on les implante dans des animaux de laboratoire, comme c'est parfois le cas avec les cellules embryonnaires.

 

Cette technique permettrait de restaurer des organes malades. Des greffes permettraient de soigner des maladies comme le parkinson, le diabète et autres maladies dégénératives. Sur le site www.sciencesetavenir.com Cécile Dumas écrit : "Une équipe de chercheurs britanniques dirigée le Pr.  Magdi Yacoub, spécialiste mondial de la greffe du cœur, a réussi à cultiver des valves cardiaques à partir de cellules souches prélevées dans la moelle osseuse. Les petits disques de tissus obtenus sont faits du même tissu que les valves cardiaques qui empêchent le sang de refluer lors de son passage de l’oreillette vers le ventricule".

 

Cela permettrait donc de remplacer un organe malade sans que le corps rejette la greffe. Pourtant, certaines expériences laissent songeur. L’Angleterre a accordé l’autorisation de produire des embryons hybrides, des « cybrides », créés à partir d'une cellule humaine et d'un ovocyte de vache. D’autres travaux sur la génétique pourraient être utiles, à suivre de très prêt.

 

Dans www.sciencesetavenir.com, Cécile Dumas  nous apprend que "l’équipe d’Hamilton Smith, qui travaille avec Craig Venter, a isolé l’ADN de la bactérie Mycoplasma mycoides puis l’a ajouté à des colonies d’une bactérie cousine, Mycoplasma capricolum. Au bout de quelques jours, certaines de ces bactéries avaient intégré le nouvel ADN. Pour le repérer, les chercheurs avaient au préalable ajouté à l’ADN de Mycoplasma mycoides un gène de résistance à un antibiotique et un gène qui donne aux bactéries une couleur bleue. A quoi servira un tel organisme ? Craig Venter a reçu une subvention du Département américain de l’Energie pour mettre au point des bactéries qui produisent de l’hydrogène ou du méthane à partir de CO2... Objectif qui est encore loin d’être atteint et que d’autres équipes poursuivent avec les moyens plus « classiques » de la manipulation génétique des bactéries.

 

Dans le quotidien Le Figaro,  Pierre Kaldy indique que "le Pr.  Patrick Aubourg, spécialiste mondial de la maladie génétique orpheline, l'adrénoleucodystrophie, annonce que les cellules souches du sang de deux enfants ont reçu in vitro le gène médicament qui leur faisait défaut, puis ont été réintroduites pour reconstituer l'ensemble des cellules sanguines des jeunes patients. 6 et 12 mois après [le début du traitement], les enfants se portent bien et nous n'observons aucun effet secondaire. Toutes les cellules du sang de nos deux patients expriment bien le gène que nous avons introduit. Un tel résultat, bien que préliminaire, est déjà très encourageant.

 





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