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Identité, immigration, etc. |
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Écrit par Opinions sur le sujet - Montréal
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05-12-2007 |
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Petits Québécois lors de la Fête de la St-Jean à Montréal. (Noé Chartier/La Grande Époque) Réflexions sur le débat identitaire Denis Beaulé - Montréal
Hommes et femmes sont-ils égaux au Québec? Oui. Identiques? Non. «Québécois» signifie-t-il la même chose que Canadien, canadien-français ou québécois-français? Non. Les Québécois français ou les Canadiens français sont «arrivés avant» les Québécois se disant aujourd'hui de souche ou d'origine «québécoise», comme le laisse entendre l'expression «Québécois de souche».
Le québécois, l'avènement de la québécité, ne date que d'il y a quelques décennies. Si bien que nos aînés, eux à tout le moins, ne sont certes pas d'origine ou de souche «québécoise». Enfin, y aurait-il différentes «sortes» de Québécois? Oui, car le Québécois montréalais type par exemple diffère autant du Québécois non montréalais type du ROQ («Rest of Quebec») que celui-ci peut différer du Canadien type du ROC («Rest of Canada»).
Serait-ce la religion ou des religions qui poseraient le plus problème au Québec, aujourd'hui, eu égard à l'immigrant ou à l'immigration? Non. C'est d'abord, toujours et encore la température (l'hiver qu'abhorrent aussi la plupart des Québécois). Puis, ce sont la langue et l'emploi. Celui-ci, en vertu d'une certaine discrimination; celle-là, parce que le Québécois français n'aimerait pas assez le français québécois pour le faire aimer et se faire aimer ou estimer (davantage), lui, en le parlant, en le partageant mieux.
Le pire danger qui nous guette? L'excès. Tel celui d'envisager de faire prévaloir une égalité (sexuelle) sur des libertés (individuelles). Car, si du point de vue collectif, il importe de veiller d'abord au plus haut point sur la santé et la sécurité de tous, par exemple, pour un individu, donner sa foi ou son amour peut «valoir» plus que sa vie même. Voilà pourquoi il importe tant de continuer à laisser «jeu», espace et fluidité entre droits et libertés.
Immigration et emploi Sylvio Le Blanc - Montréal
J’ai lu dans un quotidien montréalais ce qui suit : «Une étude récente de Statistique Canada révèle qu’on retrouve à Montréal l’écart le plus important entre le taux de chômage des immigrants et celui des Canadiens de naissance.» Cela n’est pas surprenant, et n’en tirons surtout pas comme conclusion que le Québec est plus raciste ou xénophobe que les autres provinces.
On sait que pour espérer trouver un emploi à Montréal, le français est un atout de taille, qui fait malheureusement défaut à un fort pourcentage de nouveaux arrivants. Dans le Rest of Canada, l’affaire est toute autre : comme l’anglais est la nouvelle lingua franca, la langue internationale par excellence, qui est enseignée partout dans le monde, d’emblée, la majorité des nouveaux arrivants la sait assez pour dénicher un emploi.
Voilà pourquoi il importe d’accueillir chez nous des immigrés ayant une connaissance de la langue officielle, de manière à ce qu’ils puissent obtenir un emploi rapidement et bien s’intégrer. Je suis convaincu, si tel était le cas, qu’il n’y aurait pas d’écart significatif comme celui observé dans l’étude évoquée plus haut.
Les deux tabous de la Commission Bouchard-Taylor : la langue et la dualité Québec-Canada Yves Chartrand - Montréal
Malgré que l’identité québécoise soit l’un des thèmes proposés par la commission, personne ne veut en parler à Montréal, ni les participants ni les commissaires.
J’ai l’impression que mon intervention sur le sujet au forum de mardi soir dernier [27 novembre] est tombée à plat. Et pourtant, Montréal devient ou est déjà devenue une ville bilingue, et la tenue de deux forums de la commission au Palais des congrès – l’un en français et l’autre en anglais – en est la parfaite illustration. Personne ne s’en est offusqué.
De plus, cette façon de faire a fait en sorte que les Québécois d’origine britannique et les membres des communautés culturelles anglicisées se sont retrouvés au forum anglais et les Québécois d’origine française et les membres des communautés culturelles francisées, au forum français, avec aucune possibilité de dialogue entre les deux groupes. Pour ce qui est de vivre dans la maison de poupée à la russe Québec-Canada qui crée tant de confusion et envenime le climat sur le plan linguistique, aucune mention.
Il faut retourner aux audiences en région pour y retrouver de telles préoccupations. Les Québécois des autres régions sont inquiets de ce qui se passe à Montréal en ce qui concerne l’identité québécoise, alors qu’à Montréal on vit dans une bulle d’inconscience. À force de vouloir préserver à tout prix la paix sociale au Québec en glissant certains sujets de discorde sous le tapis au lieu de faire face à la réalité, on risque de se préparer à des lendemains qui déchantent.
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