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LE RÉSEAU D’AIRES MARINES PROTEGÉES NE REPRESENTE QUE 0,16 % du TERRITOIRE MARIN
Une analyse est également prévue pour le golfe normando-breton (entre la baie de Morlaix et le cap de
La Hague),
la Bretagne-sud et
la Corse. « Il y a maintenant une vraie volonté de se concerter. Les professionnels de la mer et les politiques ont pris conscience que tout un pan du territoire n’a pas fait l’objet d’une protection réfléchie », affirme François Letourneux, président du comité français de l’Union mondiale pour la nature, à l’origine du colloque. « Après la loi du 14 avril 2006 créant l’Agence pour les aires marines protégées, l’annonce de la stratégie du gouvernement, et surtout le Grenelle de l’environnement, tous les acteurs sont mûrs pour agir », ajoute-t-il. Le ministère de l’Écologie, du Développement et de l’Aménagement durables a présenté une note qui donne une vision à long terme du futur réseau d’aires marines protégées. Il ne représente actuellement que 0,16 % de la superficie du domaine maritime français de 11 millions de km², alors que les objectifs internationaux visent une protection de 10 % des milieux marins en 2012, de 20 à 30 % à terme.
LE GRENELLE DE L’ENVIRONNEMENT A OUVERT LE DIALOGUE
« Après avoir longtemps considéré la mer, plus encore que tout autre milieu, comme un lieu de production de ressources naturelles inépuisables, comme un lieu de liberté où chacun pouvait agir comme il le souhaitait, nous sommes (maintenant) amenés à prendre des dispositions », a indiqué Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d’État chargée de l’Écologie, dans un message lu lors du colloque. « Le Grenelle de l’environnement a vraiment ouvert le dialogue », estime Pierre-Georges Dachicourt, président du Comité national des pêches maritimes et des élevages marins. « Il est très important que les marins-pêcheurs parlent à des scientifiques, qui doivent eux-mêmes écouter le quotidien des pêcheurs. Les aires marines protégées peuvent contribuer à ce dialogue ».
LES MARINS PROFESSIONNELS VOIENT LES PARCS NATURELS AVEC BIENVEILLANCE
Lors de la création du premier parc naturel français en mer d’Iroise, au large du Finistère, Geneviève Rousseau, directrice adjointe de l’Agence des aires marines protégées, a constaté cet engagement des marins professionnels : « Ils voient les parcs naturels avec une grande bienveillance car ils ont bien compris qu’ils souffraient aussi de la perte de la biodiversité ». Les seuls acteurs avec qui le dialogue a été plus compliqué sont les plaisanciers. « Ils n’ont pas de représentation et n’ont surtout aucune raison de se responsabiliser. La mer c’est leur espace de liberté, pas leur moyen de subsistance », souligne la directrice adjointe.
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