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Trois ministres canadiens ont fait l’éloge du Canada cette semaine pour son rôle généreux et continu envers les victimes de Tsunami, soulignant les contributions du gouvernement à la suite du désastre du 26 décembre dernier.
«Le Canada a joué un des principaux rôles depuis le début de la crise, affectant 425 millions de dollars sur cinq ans au soulagement, à la réadaptation, et aux besoins de reconstruction», a dit le ministre des Affaires étrangères, M. Pettigrew.
Monsieur Bill Graham, ministre de la Défense, a annoncé la semaine dernière que le premier groupe de l’Équipe d’intervention en cas de catastrophe (DART) devait quitter le Sri Lanka pour revenir au Canada sur une ligne aérienne commerciale lundi le 14 février. Les membres étant toujours sur les lieux reviendraient dix jours plus tard sur un avion des forces canadiennes.
Le rôle du DART dans la région du désastre «tsunamien» du Sri Lanka a été applaudi, mais au début, le gouvernement avait été critiqué en raison du délai de trois semaines avant de déployer l’équipe d’intervention.
Le Canada s'est rangé parmi les premiers pour ses contributions financières pour l'aide aux victimes. Selon un résumé publié mercredi dernier par le bureau de l'ONU pour la coordination des affaires humanitaires, le Canada se place au sixième rang en tant que contribuable, juste derrière les États-Unis.
En décembre dernier, le gouvernement a promis d’égaliser les sommes versées par les particuliers et les groupes aux divers organismes organisant les secours. Le public a répondu en donnant près de 200 millions de dollars en contributions déductibles d’impôt. L’Agence canadienne de développement international (ACDI) suivra un processus de trois étapes avant d’octroyer et de distribuer les sommes collectives.
«Comme nous acheminons de l'aide humanitaire vers la reconstruction, laissez-moi féliciter les ouvriers innombrables qui ont répondu à l’appel d'aide ainsi que les autres Canadiens qui ont travaillé dans cette crise», a dit la ministre de Coopération internationale, Madame Aileen Carroll. «La réponse du Canada à l’un des plus graves désastres humains dans l'histoire récente a été efficace et généreuse.»
Le Canada a été appelé à présider le groupe bilatéral de donateurs qui doit coordonner la distribution de l'aide internationale au Sri Lanka. On espère que le groupe puisse jouer un rôle important au cours des discussions continues entre le gouvernement et les Tigres de libération d'Eelam Tamoul (LTTE), en établissant un mécanisme pour distribuer les fonds.
Pendant la visite du Premier ministre au Sri Lanka, il a été critiqué par ses adversaires pour la rencontre au parlement sri lankais, qui a des liens étroits avec le groupe rebelle LTTE. Les Tigres de libération ont été étiquetés une organisation terroriste aux États-Unis, en Grande-Bretagne, et en Australie, et accusés par les groupes des droits de l'homme de recruter des milliers d’enfants soldats.
Paul Martin a répondu que quiconque aurait été témoin de la dévastation du Tsunami ne ferait pas de commentaire politique. Il a également sollicité l’assurance des Tigres qu’ils ne recruteraient pas au sein de leur armée séparatiste les enfants devenus orphelins à cause du Tsunami et/ou ne feraient aucune interférence dans la livraison de l’aide au Sri Lanka.
Le Canada a installé un bureau provisoire à Banda Aceh, Indonésie, pour coordonner les efforts avec les autorités locales, autres donateurs, agences internationales et ONG. Le Canada a également établi un bureau à Medan, Indonésie, peu de temps après que la catastrophe soit survenue. Le nombre de Canadiens morts dans le Tsunami se chiffre à sept, et quatorze demeurent portés disparus. Jusqu'ici, les Affaires étrangères au Canada ont pu localiser presque 4000 Canadiens qui, avait-on cru, étaient dans les secteurs affectés à l'heure du désastre.
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