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Écrit par Anouk Corge
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24-12-2007 |
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Faire des pieds et des mains, dans nos sociétés de consommation, relève (trop ?) souvent du désir d'assouvir une envie futile. Ici en Ethiopie, berceau de l'humanité, l'expression est à prendre au pied de la lettre. Les pieds et les mains sont les outils premiers d'un quotidien miséreux où la prière sert de support de l'âme. Ici à Lalibela, qui doit son nom au roi éponyme instigateur de constructions de couvents et d'églises, au 13e siècle, le chapelet s'apparente aussi à un boulier, témoin du temps qui s'écoule péniblement. Sablier inéluctable matérialisé par cette peau lézardée, usée par la dureté de la vie. Ici en Ethiopie, faire des pieds et des mains relève de l'indispensable pour vivre. Pas dans le superflu. Simplement dignement.
Texte Anouk Corge, photo Stéphane Cabaret
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