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Accueil arrow L'actualité arrow Opinion arrow Pourquoi les médias sont-ils aussi réticents à parler de la persécution du Falun Gong?
Pourquoi les médias sont-ils aussi réticents à parler de la persécution du Falun Gong? Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Michael Mahonen, Collaboration spéciale   
20-01-2008

Réflexions sur la façon dont la CBC a traité l’affaire  du documentaire Beyond the Red Wall 

 

des policiers en civil donnent des coups de pied à un pratiquant
Extrait du documentaire de la CBC , Beyond the Red Wall : : The Persecution of Falun Gong (Au-delà du Mur rouge: La persécution du Falun Gong), des policiers en civil donnent des coups de pied à un pratiquant de la méthode sur la Place Tiananmen, à Pékin, alors qu’un autre est poussé de force dans une fourgonnette de police.

 

Historique: La chaîne de télévision, The Canadian Broadcasting Company (CBC) a retiré le documentaire  Beyond the Red Wall: The Persecution of Falun Gong , le 6 novembre 2007 quelques heures  avant la diffusion  prévue à l’antenne. Plus de 200 médias ont écrit sur la controverse qui s’est  ensuivie, la plupart d’entre eux ont affirmé que la CBC avait agi en réponse aux pressions du régime chinois. Le 20 novembre 2007, le film fut finalement diffusé après que le montage ait été retravaillé.

La récente diffusion sur la CBC du documentaire retravaillée du réalisateur de Peter Rowe, a fait du bruit. De nombreux articles dans la presse internationale furent très critiques sur la décision de la chaîne de supprimer certains passages. Pourtant, bien que cette critique soit fondée, la CBC devrait être autant félicitée d'avoir au moins diffusé une version corrigée,  que critiquée pour avoir écarté des éléments que le réalisateur Rowe lui avait livré à domicile.


En fait, la grande majorité des médias, y compris certains qui ont critiqué la CBC, ont peu parlé de la persécution du Falun Gong, quand bien même cette persécution a été soumise à enquête et confirmée par les organismes humanitaires internationaux. (Amnesty International, le Rapporteur spécial des Nations Unies sur la torture, le Département d’Etat des Etats-Unis, la ‘Human Rights Watch’ etc. )

 

Quand le Parti communiste chinois (PCC) a commencé sa persécution du Falun Gong dans les premières heures de la matinée du 20 juillet 1999, les pratiquants ont été littéralement arrachés de leurs lits et conduits en bus dans des stades. Certains furent remplis au-delà de leur capacité d’accueil. Ceci s’est produit à grande échelle, et dans toute la Chine. Cette  férocité inattendue a mis les pratiquants en état de choc. Selon une enquête faite par le PCC fin 1998, le nombre des pratiquants du Falun Gong  était estimé  de 70 à 100 millions de  personnes. La planification de cette attaque organisée  à grande échelle a dû prendre des mois d'élaboration.


Evidemment l’avalanche de  propagande anti-Falun Gong qui s’ensuivit avait été également bien planifiée.  Elle ne ciblait pas seulement les citoyens chinois, mais également la communauté internationale, puisque le PCC était bien conscient de l’impact négatif qu’avait eu sur la communauté internationale le massacre des étudiants, en 1989, place Tiananmen. Cette fois là, la propagande et la justification de leurs actions avaient été soigneusement préparée.


Des  mots tel que "culte démoniaque" furent jeté par le PCC à la communauté internationale, laquelle ne connaissait  pratiquement rien du Falun Gong à cette époque-là. Les pratiquants  n’ont pas eu la chance de comprendre ce qui se passait, que la communauté internationale avait déjà une  première impression venant de l'unique source d’information de la propagande du PCC.


Les médias occidentaux, ayant peu d’autres sources d’information sur lesquelles compter, ont, au début, aidé à stigmatiser le Falun Gong en répétant la propagande sans fondement du PCC. Ces premières impressions ont laissé de profondes marques dans l’esprit de beaucoup, y compris dans ceux des médias.

Cependant, quand les pratiquants du Falun Gong ont émergé du choc initial qu’ils avaient  subi et ont commencé à fournir aux médias une source d’information différente, les articles leur étant consacrés étaient grossièrement minimisés en comparaison avec les informations que le PCC avaient initialement fournies. Cette tendance est encore vérifiable aujourd’hui.


Dans un article complet, détaillé, publié dans  ‘Compassion magazine’, Leeshai Lemish a examiné  1879 articles écrits dans les médias sur la persécution du Falun Gong. Des articles qui apparaissaient dans les quotidiens principaux et agences de presse en langue anglaise tels que le  New York Times, le Wall Street Journal, AP, et Reuters. Les sources du PCC furent « citées comme sources principales des informations dans les gros titres ou dans les paragraphes d’introduction des articles sur le Falun Gong quatre fois plus souvent que les sources du Falun Gong et trois fois plus souvent que les sources d’organisations telles qu’Amnesty International et la Human Rights Watch. En d’autres termes, pour chaque article avec un titre comme par exemple : 'Une femme pratiquant le Falun Gong dit avoir été torturée,' quatre articles ont un titre tel que : ‘La Chine condamne un membre  d'une secte.' »


Une autre étude de 1.308 articles de l'AP, dans lesquelles le Falun Gong rapporte la mort de pratiquants à la suite  de tortures subies lors des gardes à vue, M. Lemish a découvert qu’il avait été offert au PCC l’opportunité de répondre directement à 50.2% des cas. Quand le PCC porte de graves accusations sur le Falun Gong, telles que prétendre que les pratiquants sont morts pour avoir refusé de prendre des médicaments ou parce qu'ils se sont suicidés, les chances accordées au Falun Gong de répondre étaient seulement de 17.9%.

 



 
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