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General Motors passe à l’offensive dans le secteur des véhicules hybrides |
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Écrit par Mira Oberman, Agence France-Presse
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27-01-2008 |
Tom Stephens, un vice-président de General Motors, branche l’une des voitures hybrides de sa compagnie, lors d’une démonstration au salon automobile de Détroit. (Bryan Mitchell/Getty Images) DÉTROIT – Le groupe américain General Motors a lancé une offensive en début de semaine dernière, face à la domination de son rival japonais Toyota dans le secteur des véhicules à propulsion hybride, en présentant le projet d’être le premier à mettre sur le marché un hybride rechargeable dès 2010.
Le salon automobile de Détroit a été le théâtre d’un duel à coup d’annonces entre les deux constructeurs. Toyota y a présenté son programme de lancement d’une petite flotte de voitures hybrides rechargeables d’ici 2010, mais sans indiquer quand elles seraient disponibles au grand public.
GM, qui avait pris du retard dans l’adoption de la technologie hybride combinant propulsion électrique et essence, a aussi prévu lancer une voiture fonctionnant uniquement sur le mode électrique, la Chevy Volt, d’ici 2010.
L’américain a aussi annoncé un développement dans les biocarburants (flex fuel), en annonçant, le 13 janvier dernier, un partenariat avec la firme Coskata pour produire de l’éthanol à partir de déchets végétaux.
GM produit actuellement plus d’un million de véhicules utilisant les biocarburants et s’est engagé à ce que la moitié de sa production soit flex fuel d’ici 2012.
«Si vous observez la palette des technologies, nous sommes en position très compétitive», a déclaré, lundi, le PDG de GM, Rick Wagoner.
De son côté, Toyota a annoncé qu’il allait introduire des voitures au biocarburant sur le marché américain l’an prochain. Le groupe a aussi détaillé ses plans en vue d’une production d’éthanol plus efficace et plus «propre» à partir de déchets verts plutôt que de plantes cultivées.
Le président de Toyota, Katsuaki Watanabe, a aussi soutenu les nouvelles règles dans le secteur automobile demandant aux véhicules vendus aux États-Unis de respecter une consommation de 35 milles (56 km) par gallon.
GM, Ford et Chrysler – dont les gammes comportent plus de 4X4 et de pick-up, lourds et gourmands en essence – ont combattu avec vigueur ces nouvelles normes. Ils ont prévenu qu’atteindre ces nouveaux objectifs demandera des investissements importants en recherche et développement et pourrait conduire à l’élimination de modèles populaires.
«Toyota soutient fortement cette législation attendue depuis longtemps», a déclaré M. Watanabe. «Nous n’attendrons pas la dernière minute pour nous y conformer. J’ai lancé le défi à nos ingénieurs de se conformer aux nouvelles normes bien avant 2020. Toyota en est capable.»
Par ailleurs, Rick Wagoner n’a pas voulu s’avouer vaincu face à Toyota sur les places de numéro un et deux pour les ventes mondiales.
«Si nous gagnons, ce sera très bien, et je suis certain que nous lutterons aussi dur que possible pour rester numéro un. Sinon, nous reviendrons le lendemain pour tenter de reconquérir le titre», a-t-il déclaré.
GM et Toyota n’ont pas été les seuls constructeurs à faire de grandes annonces sur des véhicules plus soucieux d’environnement depuis dimanche. Ford a annoncé un «engagement mondial» pour devenir «leader en durabilité», en annonçant son intention de vendre, dans les cinq ans, 500 000 véhicules sous son label écologique Ecoboost.
Honda a présenté une berline propulsée par une pile à combustible qui sera louée à un nombre limité de consommateurs en Californie en 2007. Il s’est aussi engagé à ce que les hybrides représentent 10 % de ses ventes mondiales d’ici 2010 et à commercialiser des diesels propres aux États-Unis en 2009.
Les constructeurs chinois présents à Détroit ont aussi présenté des offres en véhicules hybrides, sans donner de date sur leur arrivée aux États-Unis.
La vogue du «vert» a même touché Ferrari, symbole du très haut de gamme, qui expose à Détroit un prototype flex fuel.
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