Accueil L'actualité International Violence sans répit au Kenya, Odinga demande une intervention de l’ONU |
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Violence sans répit au Kenya, Odinga demande une intervention de l’ONU |
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Écrit par Agence France-Presse
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05-02-2008 |
Une femme kenyane tient sa fille dans ses bras et regarde sa maison brûler sous les flammes, près du village de Kericho, au Kenya, le 1er février 2008. (YASUYOSHI CHIBA/AFP/Getty Images) NAIROBI – Les violences se poursuivent dans l'ouest du Kenya, alors qu’ont repris des pourparlers entre le gouvernement et l'opposition à Nairobi pour trouver une issue à la crise qui ensanglante le pays depuis un mois.
L'opposant Raila Odinga a appelé l'ONU et l'Union africaine (UA) à envoyer des forces de maintien de la paix au Kenya, accusant les forces de sécurité nationales de manquer de «neutralité».
Plus de mille personnes ont été tuées et 250 000 à 300 000 déplacées dans les violences politico-ethniques qui ont suivi l'annonce de la réélection, contestée par l'opposition, du président Mwai Kibaki à la fin de décembre.
Le candidat malheureux à la présidentielle, Raila Odinga, a jugé, le 3 février dernier, «nécessaire qu'il y ait un déploiement de forces de maintien de la paix de l'ONU et de l'Union africaine».
«La police a souvent été utilisée à mauvais escient, et nous ne croyons pas en la neutralité de l'armée», a-t-il déclaré lors d'une visite à Bond, sa ville natale.
M. Odinga a indiqué avoir «confiance» en la médiation menée par l'ex-secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, mais a laissé entendre qu'il avait d'autres plans si les négociations échouaient.
M. Odinga, arrivé officiellement deuxième, accuse M. Kibaki d'avoir fraudé pour lui voler la victoire lors de l'élection, dont les résultats sont entachés de graves irrégularités, selon de nombreux observateurs.
Les pourparlers entre négociateurs mandatés par MM. Kibaki et Odinga, présidés par M. Annan, se poursuivent. Le 1er février, les deux équipes ont signé une feuille de route censée mettre fin aux graves violences et à la crise humanitaire qui en découle, et régler la crise politique qui a résulté de l'élection du 27 décembre 2007.
Le 2 février, M. Odinga avait fustigé les déclarations de M. Kibaki devant l'UA à Addis Abeba qui a affirmé que «les responsables de l'opposition avaient déclenché une campagne de violences qui a fait plus de 800 morts».
«Nous exhortons Kibaki à ne pas faire dérailler les pourparlers en proférant des accusations scandaleuses […] Il tente de cacher le nettoyage ethnique qui a lieu dans son arrière-cour, dans le centre du Kenya», avait-il déclaré.
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