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Projet de loi canadien pour contrer le trafic d’organes |
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Écrit par Matthew Little et Sharda Vaidyanath, La Grande Époque
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15-02-2008 |
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Page 2 sur 2 «Parfois, les conséquences ont été tragiques. En fait, ils n’ont même pas reçu l’argent promis», raconte M. Wrzesnewskyj.
Plus récemment, le député libéral a lu le rapport coécrit par deux Canadiens, l’ex-député David Kilgour et l’avocat spécialiste des droits de l’Homme David Matas. Le rapport se penche sur les allégations de meurtre à grande échelle pour le prélèvement et la vente des organes de pratiquants de Falun Gong, emprisonnés en Chine.
M. Wrzesnewskyj décrit le rapport comme «effroyable».
«Dans tous les cas, il s’agissait des plus vulnérables personnes dans leurs sociétés respectives», commente-t-il.
Borys Wrzesnewskyj estime que trois tendances favorisent le trafic illicite d’organes : la technologie médicale permettant à n’importe quel organe d’être transplanté à faible coût; les moyens de transport qui permettent d’aller de l’autre côté de la planète en moins d’une journée et les écarts grandissant entre riches et pauvres.
Alors que le projet de loi était seulement en première lecture la semaine dernière et devrait être représenté advenant la chute du gouvernement, M. Wrzesnewskyj croit qu’il est important d’entamer le processus et de donner un exemple à suivre aux autres pays.
«Je le félicite d’ouvrir la voie», exprime l’ex-député David Kilgour. «J’espère qu’il aura l’appui du parti… C’est exactement le genre de loi que le Canada devrait adopter.»
MM. Kilgour et Wrzesnewskyj décrivent tous les deux le projet de loi comme étant une question non partisane.
David Kilgour estime que le projet de loi est complet, mais il pressent que des critiques pourraient trouver qu’il va trop loin. Néanmoins, il pense qu’il sera adopté.
«Je crois qu’aucun député ne voudra être associé à une position défavorable ou voter contre, c’est une question beaucoup trop sérieuse.»
«C’est un problème majeur qui implique notre propre pays et nos propres citoyens. Je suis persuadé que le moment de parution des rapports venant de l’Inde est une coïncidence, mais c’est très utile [à la cause].»
M. Kilgour soutient que chaque pays devrait avoir sa propre loi sur la question, et il propose qu’il pourrait même y avoir une convention de l’ONU sur les prélèvements d’organes, au même titre qu’il y en a une pour les mines antipersonnel.
«Une convention de l’ONU… nécessiterait la ratification de 50 pays, ce qui pourrait être difficile, car la Chine s’y opposerait certainement.»
Un communiqué annonçant le projet de loi indique que le «projet de loi C-500 concerne l’exploitation des personnes vulnérables dans les pays en développement ou incarcérées par des régimes totalitaires dont les organes en santé sont achetés ou prélevés par coercition et revendus pour l’usage des riches».
«En adoptant cette loi, le Canada deviendra un leader international dans la lutte contre le sinistre commerce clandestin des organes et membres humains», estime le député libéral Boris Wrzesnewskyj.
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