Accueil
Nos derniers articles
Salle de redaction
Jeux gratuits
Flash special
Histoires à suivre
Shen Yun Celebration du Nouvel An chinois
9 Commentaires sur le Parti communiste
Camps et trafic d'organes en Chine
Gao Zhisheng
Instant terrestre
Culture chinoise traditionnelle
Pékin 2008 - Flamme des droits de l'Homme
Archives
VIDEOS - 9 commentaires sur le Parti communiste

New Tang Dynasty Television

Radio Son de l'espoir

Powered by  MyPagerank.Net

RSS Newsfeed

Monitor website



Accueil arrow L'actualité arrow Europe arrow Le Kosovo a proclamé son indépendance
Le Kosovo a proclamé son indépendance Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Ismet Hajdari et Deborah Pasmantier, Agence France-Presse   
18-02-2008
Célébrations de la déclaration d’indépendance du Kosovo.
Célébrations de la déclaration d’indépendance du Kosovo. (Carsten Koall/Getty Images)
PRISTINA – Le Kosovo a proclamé son indépendance le 17 février 2008, rêve de plusieurs générations d'Albanais de la province, mais catégoriquement rejetée par Belgrade, avec le soutien de la Russie qui réclame son annulation, et par les Serbes du Kosovo qui menacent de faire sécession.

Le Parlement du Kosovo, réuni en session extraordinaire à Pristina, a approuvé par acclamation l'indépendance de la province du sud de la Serbie à majorité albanaise.

«Nous sommes désormais un État indépendant, libre et souverain», a déclaré le président du Parlement, Jakup Krasniqi, après l'adoption de la déclaration d'indépendance lue par le premier ministre kosovar, Hashim Thaçi.

L'indépendance, soumise pour une durée indéterminée à une supervision internationale, devrait être reconnue rapidement par les États-Unis et plusieurs grands pays de l'Union européenne.

À Washington, le département d'État a «pris note» de la proclamation et appelé toutes les communautés de la province au calme. «Nous évaluons cette question et nous en discutons avec nos alliés européens», a déclaré le porte-parole du département d'État.

La Russie a aussitôt réclamé l'annulation de la proclamation et demandé la convocation d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU.

La Russie veut que la Mission de l'ONU au Kosovo (MINUK) déclare «nulle et non avenue» la proclamation unilatérale d'indépendance, a déclaré l'ambassadeur de Russie à l'ONU, Vitaly Tchourkine.

Cette proclamation constitue «une violation de la souveraineté de la Serbie», de «la Charte de l'ONU et de la résolution 1244 du Conseil de sécurité» qui a mis fin au conflit de 1998-1999 au Kosovo, a déclaré le ministère russe des Affaires étrangères.

Plusieurs pays de l'UE ont pris acte de la proclamation kosovare et ont appelé à la modération.

Le diplomate en chef de l'UE, Javier Solana, a appelé «tout le monde à agir calmement et de façon responsable».

Mais Belgrade et les Serbes du Kosovo (un peu moins de 10 % de la population) ont répété qu'ils ne reconnaîtraient jamais une souveraineté kosovare.

La Serbie a prévenu qu'elle s'opposerait par tous les moyens «diplomatiques, politiques et économiques» à une proclamation «illégale». «La Serbie ne reconnaîtra jamais l'indépendance du Kosovo», a déclaré le président serbe, le pro-occidental Boris Tadic.

«Pour la Serbie, il n'y a pas et il n'y aura jamais d'État fantoche du Kosovo sur son territoire», a renchéri le premier ministre serbe, le nationaliste Vojislav Kostunica.

Il s'en est pris au président américain, George W. Bush, et à «ses partisans européens» qui ont encouragé les Albanais à proclamer l'indépendance. «La politique destructrice, cruelle et immorale des États-Unis a conduit à cette illégalité sans précédent», a-t-il lancé.

À Pristina, la proclamation a été accueillie par des hourras dans les rues de la ville, qui vibrait aux cris d'«Indépendance» dans le bruit des klaxons et des pétards. Des dizaines de milliers de Kosovars brandissaient des drapeaux de l'Albanie, aigle noir bicéphale sur fond rouge, et des États-Unis.

Le nouveau drapeau du Kosovo indépendant, représentant en jaune le tracé du territoire accompagné de six étoiles sur un fond bleu foncé, a été dévoilé dans l'après-midi au Parlement.

«C'est dingue, c'est arrivé! On l'a fait!», s'est écriée Rina Meta, une journaliste de 22 ans, abasourdie de joie.

Le premier ministre Hashim Thaçi a souhaité la «bienvenue» à la mission de l'UE qui va se déployer pour superviser les débuts de l'indépendance.

L'UE est divisée sur la question de l'indépendance du Kosovo. La majorité de ses membres sont prêts à la reconnaître, mais six pays (Chypre, Grèce, Espagne, Bulgarie, Roumanie, Slovaquie) devraient s'abstenir, craignant que cela n'encourage les séparatismes.

Signe de la réalité du risque d'un «effet domino», évoqué le 17 février par le président tchèque Vaclav Klaus, l'Abkhazie et l'Ossétie du Sud, deux régions séparatistes et prorusses de Géorgie, ont annoncé, après la proclamation kosovare, qu'elles allaient demander à la Russie et à l'ONU de reconnaître leur indépendance.

Malgré ses divisions, l'UE a décidé, sans l'aval de l'ONU, de déployer au Kosovo une mission de quelque 2000 policiers et juristes. Cette mission, jugée illégale par Belgrade et Moscou, doit prendre à terme la relève de la Mission de l'ONU (MINUK).

La MINUK a été envoyée au Kosovo en 1999 après que des bombardements de l'OTAN ont contraint le président Slobodan Milosevic à retirer de la province les forces serbes, qui combattaient la guérilla indépendantiste de l'Armée de libération du Kosovo (UCK).

Une force commandée par l'OTAN, la KFOR, est chargée depuis 1999 d'assurer la sécurité au Kosovo. Cette force va «continuer à assumer ses responsabilités», a annoncé l'OTAN après la proclamation d'indépendance.

Parmi les scénarios possibles figure une sécession du nord du Kosovo, où vivent 40 000 des 120 000 Serbes présents sur le territoire.

Le premier ministre, Hashim Thaçi, s'est engagé à garantir la sécurité des Serbes et des autres minorités.

Mais ignorant par avance la souveraineté kosovare, les Serbes du Kosovo avaient annoncé, dès le 15 février, qu'ils organiseraient dans leurs zones les élections municipales prévues en mai en Serbie et formeraient leur propre «Parlement du Kosovo».

Des violences entre les deux communautés sont à craindre.

Deux grenades ont été lancées, le 17 février dernier, à Kosovska Mitrovica, dans le nord du Kosovo, sans faire de victimes, a annoncé la police. L'une a explosé dans la cour d'un tribunal de l'ONU, l'autre, lancée contre le bâtiment où doit s'installer la mission de l'UE, n'a pas explosé.

À Belgrade, plusieurs centaines de jeunes Serbes ont manifesté dans la soirée, parfois violemment. Selon les médias locaux, un policier a été légèrement blessé lors d'une échauffourée devant l'ambassade des États-Unis.




Digg!Reddit!Del.icio.us!Google!Live!Facebook!Slashdot!Netscape!Technorati!StumbleUpon!Spurl!Wists!Simpy!Newsvine!Blinklist!Furl!Fark!Blogmarks!Yahoo!Smarking!Netvouz!Shadows!RawSugar!Ma.gnolia!PlugIM!Squidoo!BlogMemes!FeedMeLinks!BlinkBits!Tailrank!linkaGoGo!


 
< Précédent   Suivant >
Advertisement
Advertisement
Nos derniers articles