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5 fruits légumes par jour prévient le cancer(Photos.com) Les Éditions Robert Laffont viennent de publier dans leur collection Réponses un livre de David Servan-Schreiber intitulé Anti cancer : Prévenir et lutter grâce à nos défenses naturelles.
À titre de supplément à ce traité, dont la leçon générale est que quelles que soient les procédures appliquées au combat contre le cancer, il faut veiller par une hygiène de vie appropriée à optimiser les défenses naturelles, un cahier illustré de 16 pages : Les réflexes anti cancer au quotidien portant sur tous les comportements, alimentaires surtout et sociaux au sens le plus large susceptibles de favoriser la régression ou la stabilisation du cancer et insistant sur l'importance primordiale d'un contexte de non-stress ; il suggère même, pour le favoriser, le recours au yoga et à la méditation parmi d'autres voies possibles.
Il n'est cependant pas envisagé de guérison radicale et foncière de cancers déclarés comme si la chose était impensable à jamais, même si dans le corps du livre (p. 168) sont répertoriées les substances issues d'aliments végétaux naturels susceptibles d'attaquer les cellules cancéreuses et de maintenir les tumeurs dans un état latent et non évolutif et même si les cas de rémissions spontanées indiscutables ne sont pas exclus (page 35) ; de même s'il est fait allusion (page 84 et suivantes) aux travaux de Judah Folkman, ayant pu isoler une angiostatine entravant la vascularisation des seules cellules cancéreuses, une action spécifique beaucoup moins lourde et dommageable que la chimiothérapie ou la radiothérapie.
La bande entourant le livre reproduit le portrait de David Servan-Schreiber ; c'est celui d'un homme jeune ayant dépassé de peu les quarante ans. Il est donné comme chercheur en neurosciences, formé aux Etats-Unis puis, ayant créé et dirigé un centre de médecine intégré à l'université de Pittsburgh, y enseignant en qualité de professeur clinique de psychiatrie. On fait également mention de son livre Guérir, édité en 2003 et vendu à un million d'exemplaires en français et traduit en vingt-huit langues…
L'ouvrage ne comporte aucune indication biographique précise concernant David Servan-Schreiber lui-même, mais suggère son véritable lien avec la saga Servan-Schreiber (dans les remerciements…) On y apprend aussi qu'il est lui-même atteint d'un cancer, dont les conditions de l'apparition ne sont pas détaillées et qu'il soigne conformément à ses propres procédés, objet de son livre.
D'un livre à d'autres
Si les positions de David Servan-Schreiber correspondent à un attentisme d'une parfaite correction par rapport à la politique conduite mondialement jusqu'à présent face à la problématique de la guérison du cancer et s'il méconnaît logiquement les résultats, attestés sérieusement par ailleurs, obtenus dans un passé pas encore trop ancien par des découvreurs aujourd'hui malheureusement déjà décédés dans l'isolement et le mépris général, il nous semble de notre devoir, au titre de la probité scientifique de rappeler leur magnifique contribution à l'éradication potentielle du processus malin qui ruine et détruit tant de vies humaines.
Leur réussite survenait trop tôt – c'est toujours le sort des précurseurs – et se révélait dérangeante, contrariant à coup sûr certains intérêts et se heurtant aux habitudes de pensée et inertie diverses inhérentes à tout système établi… ce que David Servan-Schreiber admet lui-même dans son livre en ce qui concerne les initiatives novatrices.
Nous engageons donc nos lecteurs – pour ceux qui ne l'ont pas encore fait – à se procurer tout d'abord le Tome I de la série Savants maudits, chercheurs exclus, publiée continûment par Pierre Lance (rédacteur en chef de L'Ère nouvelle, notre confrère bimestriel de Cannes) depuis une dizaine d'années, retraçant le parcours de trois chercheurs de génie, Antoine Prioré (1912-1983), ingénieur et électronicien ayant construit en 1950 une machine rayonnant des ondes électriques et électromagnétiques dont les champs avaient la vertu de détruire les tumeurs et cellules cancéreuses sans affecter les cellules saines, Jean Solomides (1911-1979), docteur en médecine, licencié ès-sciences, diplômé de bactériologie et chercheur à l'Institut Pasteur durant huit ans, qui produisit les "physiatrons synthétiques", lesquels, par apport sélectif d'oxygène détruisaient la membrane des cellules cancéreuses, et Mirko Beljanski (1923-1998), docteur ès-sciences, chercheur en biologie moléculaire à l'Institut Pasteur pendant trente ans, puis en faculté de pharmacie pendant dix ans, qui mit au point des produits d'une efficacité décisive contre le cancer et le sida, encore fabriqués aux États-Unis par certains laboratoires privés.
Dans les tomes suivants de cette série (tome 2) sont également mentionnés le docteur André Germez (né en 1923), ancien médecin-chef à l'hôpital de Roubaix, attaché lui-aussi à la prévention anticancer, et Gaston Naessens (né en 1921), biologiste français ayant mis au point un médicament anticancer et exilé au Québec…
Dans le tome 3 sont cités Georges Lakhovsky, ingénieur russe ayant créé un émetteur de radiations thérapeutiques applicables au cancer ainsi que Royal Raymond Rife, ingénieur américain, auteur de travaux analogues…
Notre objectif, en les tirant à nouveau de l'oubli injustifié qu'a suscité leur œuvre n'est pas pour autant de dévaluer celle de David Servan-Schreiber, qui apparaît comme le spécialiste le plus finement et exhaustivement documenté sur les moyens proprement naturels – et dès lors biologiques ! – particulièrement dans le secteur alimentaire, où son travail devrait rapidement faire référence, de la prévention anticancer et d'autres maladies encore.
Prévenir et guérir : les deux démarches ne sont-elles pas parfaitement complémentaires ? Les hommes de bonne volonté, pour ce qu'il en reste en notre temps, peuvent-ils indéfiniment choyer l'une et écarter l'autre quand des résultats sérieux ont déjà été acquis naguère sur ce plan ?
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