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Muzaffarabad, Pakistan – Le président pakistanais, Pervez Musharraf, a observé, le 8 octobre 2006, une minute de silence en hommage aux quelque 74 000 personnes tuées il y a un an dans le violent séisme qui avait frappé le Cachemire indien et pakistanais.
Le président Musharraf avait pour l'occasion quitté son uniforme militaire pour une blouse traditionnelle et des pantalons beiges. La minute de silence, suivie de prières, fait partie des commémorations organisées à Muzaffarabad, capitale du Cachemire pakistanais. Le président a par la suite déposé une gerbe sur le monument aux victimes du séisme, d'une magnitude de 7,6 et qui avait fait, le 8 octobre 2005, 73 338 morts et plus de trois millions de sans-abri au Pakistan. Dans la partie indienne du Cachemire, 1300 personnes avaient été tuées. «Je loue votre courage. Nous serons toujours avec vous. Les morts ne peuvent pas être ressuscités, mais je peux vous assurer que nous allons vous donner une vie meilleure», a déclaré M. Musharraf à une foule d'un millier de personnes. «Je remercie également la communauté internationale et tous les pays qui nous ont aidés», a-t-il ajouté. Se souvenant avoir été «frappé par l'état de dévastation», lors de son déplacement dans la région au lendemain de la catastrophe, il s'est dit «satisfait» que, aujourd'hui, «la destruction ne soit plus tellement visible». Quelque 60 000 rescapés s'apprêtent cependant à passer l'hiver sous des tentes en dépit des efforts de reconstruction. Dans de nombreuses zones, les décombres n'ont pas encore été évacués, les écoles et les centres de soin sont abrités dans des bâtiments de fortune et les habitants se plaignent de la lenteur de la reconstruction. Les Nations Unies ont prévenu que le recouvrement après une catastrophe de cette ampleur prendrait dix ans. Les autorités pakistanaises assurent que les efforts de reconstruction de quelque 600 000 logements, 8000 écoles et 350 hôpitaux détruits par le séisme vont bon train, notamment grâce aux engagements financiers de près de 6 milliards de dollars promis par la communauté internationale. Le président Musharraf a appelé à résoudre le conflit qui oppose le Pakistan à l'Inde depuis 60 ans sur la province du Cachemire, région musulmane partagée en deux et revendiquée en entier par Delhi et Islamabad. «Nous allons progresser vers une solution, si Allah le veut», a-t-il lancé. Le violent séisme avait provoqué l'ouverture de la frontière ultra-militarisée qui coupe le Cachemire afin de laisser passer les secours. Mais les espoirs de paix suscités n'ont finalement pas fait réellement progresser un processus de normalisation des relations lancé en 2004 entre les deux puissances nucléaires rivales.
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