|
Les parlementaires européens sont en odeur de sainteté pour les
associations de défense des phoques qui se réjouissent de la
déclaration écrite par 425 parlementaires européens, émise le 15
septembre dernier et invitant la Commission européenne « à élaborer
sans délai une proposition de règlement visant à interdire
l’importation, l’exportation et la vente de l’ensemble des produits
dérivés du phoque harpé et du phoque à capuchon ». Cette résolution constitue une étape déterminante en vue de l’arrêt de la chasse commerciale des phoques au Canada.
|
Selon les diverses associations, quelque 300.000 phoques sont tués chaque année. 92 % n’ont que 12 jours, 40 % sont dépecés vivants. |
|
Les états membres de l'UE en ont interdit le commerce
Il
est souligné que des initiatives législatives sont en cours dans un
certain nombre d’États membres de l’UE (la Belgique, le Luxembourg et
l’Italie) et que d’autres pays ont déjà interdit le commerce des
produits issus des phoques (États-Unis, Mexique et Croatie).
L’association canadienne IFAW, qui lutte contre la chasse aux phoques,
se réjouit de cette prise de position européenne. Elle est convaincue
qu’en réduisant la demande, une interdiction européenne aidera sa
campagne en vue de l’arrêt de la chasse.
La fondation Brigitte
Bardot s’est réjouie de ce résultat : BB était venue une première fois
au Canada il y a près de trente ans pour prendre la défense des phoques
– son plus vieux combat en faveur des animaux –, souhaitant voir la fin
de la chasse. « Je ne vis que d’espoir mais je n’ai plus beaucoup de temps maintenant à attendre », estime Brigitte Bardot, qui vient de fêter son 72e anniversaire.
La controverse
En
1983, l’importation des peaux de bébés phoques du Groenland (blanchons)
et phoques à capuchon (dos bleus) et de produits de pelleterie issus de
jeunes de moins de 2 à 3 semaines, a été interdite en Europe.
Actuellement, les chasseurs attendent que les jeunes phoques du
Groenland perdent leur fourrure blanche avant de les tuer. En effet, 95
% des phoques tués ont moins de trois mois.
Mais le ministre
canadien des Pêches, Loyola Hearns, inquiet des décisions européennes,
a invité plusieurs membres du Parlement européen à se rendre à
Terre-Neuve pour y observer le déroulement de la controversée chasse
aux phoques. « Je leur ai demandé de chercher la vérité et de venir
au Canada pour voir de leurs propres yeux, a-t-il dit. Je ne veux pas
qu’ils prennent leurs décisions en se basant sur des vidéos vieilles de
20 ans qui leur sont fournies par des militants (environnementaux) ».
|