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Projet canadien de monument dédié aux victimes du communisme |
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Écrit par Joan Delaney, La Grande Époque - Victoria
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04-03-2008 |
Jason Kenney, secrétaire d’État au multiculturalisme, s’adresse à une assemblée au sujet d’un projet de monument dédié aux victimes du communisme. (La Grande Époque) Des plans sont en cours pour la construction d’un monument canadien dédié aux victimes du communisme. Toronto a accueilli dernièrement une rencontre visant à faire avancer le projet.
Organisée par le Congrès polonais canadien, des dignitaires y ont participé, tel que le secrétaire d’État au multiculturalisme, Jason Kenney, l’ambassadeur de la République tchèque au Canada, Pavel Vosalik, de même que le consul général de Pologne à Toronto, Piotr Konowrocki.
M. Kenney a été invité à désigner un terrain pour l’emplacement du monument devant être érigé à Ottawa. Un appel a également été lancé pour la création d’un comité international pour faciliter la réalisation du projet.
En prononçant le discours d’ouverture, M. Kenney a souligné la présence dans l’assistance d’un homme venant de la Corée du Nord, «sans doute le régime le plus brutal dans le monde actuellement».
«Votre présence ici, ce soir, nous rappelle... que lorsque nous parlons des victimes du communisme... nous ne parlons pas seulement des victimes du passé. Plus important encore, nous parlons des victimes du présent qui vivent actuellement en prison, dans des goulags, des camps de rééducation, victimes de persécution, d’emprisonnement, de torture et parfois de meurtre.»
«En guise de commémoration pour ces gens, nous devons faire de ce projet, ce rêve, une réalité», a ajouté M. Kenney.
Le pire crime des régimes totalitaires, en général, et du communisme, en particulier, selon M. Kenney, est leur «négation complète de la liberté de conscience».
Il s’est rappelé les paroles du pape Jean-Paul II, «un des virtuoses de la dignité humaine et de la liberté», qui a dit que le premier droit de l’homme devrait être la liberté de religion et de conscience. Jean-Paul II avait décrit le 20e siècle comme le «siècle des larmes» en raison de la montée du fascisme et du communisme.
«Ce n’est pas une erreur ni une coïncidence que chaque régime communiste dans le monde a toujours eu comme priorité absolue la répression de la liberté de conscience, de religion et des institutions religieuses», a poursuivi M. Kenney.
Il a souligné que les Tibétains vivent selon une philosophie morale de non-violence, mais «ils ont vu leur religion et leur culture, basée sur la religion, être systématiquement attaquées depuis plus de 50 ans».
«Si nous regardons les champs de la mort au Cambodge ou les prisons de Cuba aujourd’hui... Dans tous ces systèmes, nous constatons la répression de la liberté de conscience et de religion. Il y a des gens ici du Falun Gong, Falun Dafa, une autre philosophie morale de non-violence qui est atrocement persécutée.»
M. Kenney a commenté que ce sont les gens qui ont échappé au communisme, ceux «qui savent que le communisme n’est pas qu’une théorie quelconque, que ce n’est pas une sorte d’abstraction historique, mais que c’est un système concret réel avec de vraies victimes en vie aujourd’hui», et qu’elles peuvent mener à terme le projet du monument.
Dans une entrevue après la rencontre, M. Kenney a confié qu’il aimerait voir le monument érigé, pas seulement pour commémorer les vies perdues «en raison de ce système brutal et inhumain», mais aussi pour éduquer les générations actuelles et futures du Canada sur la réalité historique du communisme.
«Il y a une tendance à oublier l’histoire du 20e siècle ou de mettre l’accent seulement sur les crimes du fascisme. Ils doivent bien entendu être remémorés, mais nous devrions nous rappeler toutes les victimes du totalitarisme du 20e siècle, incluant les dizaines de millions de vies éliminées par des régimes communistes.»
Cathy Liu de Toronto a participé à cet article.
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