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Complot terroriste «déjoué» en Chine: les musulmans ouighours rejettent les accusations |
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Écrit par Sonya Bryskine, La Grande Époque - Sydney
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20-03-2008 |
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Page 2 sur 2 «Durant les 58 dernières années, en faits, n’importe quel Ouighour qui a parlé, écrit ou dit quoi que ce soit contre le gouvernement chinois, de quelconque façon, directement ou indirectement, par téléphone, par les livres ou peu importe la manière, a été étiqueté de séparatiste et a été torturé par le gouvernement chinois», affirme Mme Kadeer. Elle-même a passé six ans dans une prison chinoise pour avoir essayé d’envoyer quelques coupures de journaux à son mari habitant aux États-Unis. Elle avait été accusée de «divulguer des secrets d’État».
Elle a été libérée en 2005 sous la pression du Congrès américain et d’organisations de droits de l’homme. Autrefois onzième personne la plus riche en Chine et propriétaire d’un empire de commerce de détail, Rebiya Kadeer vit maintenant en exil aux États-Unis. Elle voyage de par le monde et est devenue la voix du peuple ouighour.
Mais même ses voyages à l’étranger sont devenus de plus en plus difficiles.
«Le gouvernement chinois a cette habitude de m’empêcher de faire des visites internationales, en disant que je suis une terroriste internationale.»
Ironiquement, malgré que le Turkestan oriental soit entouré d’autres pays musulmans, les seuls appuis qu’il reçoit proviennent de démocraties occidentales, affirme Mme Kadeer.
«Le Kazakhstan, le Pakistan, l’Ouzbékistan et tous les autres pays musulmans s’empressent de déporter les Ouighours vers la Chine pour plaire au gouvernement chinois. Une fois déportés, ils disparaissent ou sont exécutés.»
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