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Les étudiants du Venezuela veulent bâtir une nouvelle société |
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Écrit par Gary Feuerberg, La Grande Époque - Washington
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26-03-2008 |
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Page 2 sur 2 Le malaise social de la vie vénézuélienne provient des attitudes publiques à l’égard de la source de la pauvreté. Chavez est arrivé à la présidence avec des «idées partagées par des millions de Vénézuéliens qui croient dur comme fer que le Venezuela est un pays très riche et que la pauvreté existe seulement parce que la richesse pétrolière est entre les mains d’une poignée de personnes», écrit Gustavo Coronel pour le Cato Institute.
Leur attitude à l’égard de la richesse qui est acquise par la redistribution plutôt que par le travail est une faiblesse fondamentale de leur système social. Bien qu’elle ne vienne pas de Chavez, ce dernier a été en mesure de l’exploiter.
La «malédiction» des revenus pétroliers a mené à une grande expansion de la corruption au Venezuela sous Chavez, selon M. Coronel et les trois panélistes.
«Les leaders populistes prêts à promouvoir un État providence afin de consolider leurs positions politiques […]» ont été un facteur majeur dans le dialogue auquel se réfère Tovar, et cette corruption précède Chavez, dont l’appel à son élimination l’a probablement, plus que tout, propulsé au pouvoir. Mais sous Chavez, la corruption est devenue plus «démocratique». D’abord limitée aux échelons élevés du gouvernement, elle s’est répandue vers le bas.
«La corruption imprègne tous les niveaux de la société vénézuélienne» et «[…] les citoyens ordinaires doivent donner des pots-de-vin pour accomplir des transactions bureaucratiques et doivent souffrir d’une négligence répandue des services gouvernementaux de base», écrit Coronel. Les fonctionnaires peuvent s’enrichir et le gouvernement n’intervient pas.
Le troisième panéliste, Gerver Torres, un analyste chez la firme Gallup, a discuté de l’opinion publique et de la politique au Venezuela et en Amérique latine d’un point de vue plus théorique. M. Torres, un consultant auprès de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international, était un fonctionnaire aux finances dans l’ère pré-Chavez. Il affirme que les sondages Gallup en Amérique latine démontrent que la population du Venezuela s’estime victime des intérêts étrangers. Lorsqu’ils ont été interrogés pour savoir si d’autres pays tirent avantage de leurs ressources naturelles, 80 % des Vénézuéliens disent «oui» et seulement 12 % disent «non», fait remarquer M. Torres.
De plus, l’analyste rapporte qu’une majorité (54 %) croit que leur pays se dirige vers le socialisme, alors que seulement 18 % croit que le pays se dirige vers plus de capitalisme.
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