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«Ce produit sera enlevé et transporté dans des sites sécurisés qui
seront très bientôt construits», a promis le ministre ivoirien du Plan,
Paul Bouhoun Bouabré.
Ce comité, qui compte une dizaine de
ministres, a été maintenu par le premier ministre Charles Konan Banny
bien que celui-ci ait décidé le 6 septembre de limoger l'ensemble de
son gouvernement à la suite de cette pollution qui a intoxiqué plus de
1500 habitants d'Abidjan, dont trois sont morts.
«L'enlèvement du
produit est une urgence», a poursuivi M. Bouabré, en annonçant la
création d'un «fonds d'urgence pour faire face à cette situation».
«C'est
une catastrophe nationale, il faut faire bloc. Nous sommes tous
concernés, car la population d'Abidjan compte pour pratiquement le
tiers de la population ivoirienne», a-t-il estimé.
Selon
l'association écologique Greenpeace, 400 tonnes de boues issues du
raffinage pétrolier, riches en matière organique et en éléments
souffrés très toxiques (hydrogène sulfuré, H2S et mercaptans) ont été
déversés à Abidjan.
Le consulat de France à Abidjan a de son
côté précisé que les déchets avaient été déversés «sauvagement» et «à
l'air libre» sur au moins «neuf sites» de la capitale économique
ivoirienne, qui compte près de quatre millions d'habitants.
Les victimes se sont plaintes de vomissements, d’éruptions cutanées, de malaises, de diarrhées et de maux de têtes.
Le gouvernement ivoirien n'a de son côté fourni aucune précision, tant sur la nature des produits que sur le nombre de sites.
«Le
premier travail va être de recenser de façon exhaustive tous les sites
où ces déchets toxiques ont été déversés», a précisé la ministre.
L'origine et la nature exactes des déchets n'ont pas encore été établies.
Selon des sources concordantes, ils ont été convoyés d'Europe à Abidjan par le Probo Koala,
un navire appartenant à la compagnie grecque Prime Marine Management
INC, mais affrété par la société multinationale Trafigura. Le
navire est arrivé au port d'Abidjan le 19 août à 10 h et est reparti le
21 août à 17 h, après avoir confié ses déchets à une société
ivoirienne, Tommy, qui les a ensuite déversés dans la ville.
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